Visionnaire – la soirée sur l’eau : Une entrevue avec Marc Dutil

Visionnaire – la soirée sur l’eau : Une entrevue avec Marc Dutil
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Le 6 octobre dernier avait lieu à Québec l’événement « Visionnaire – la soirée sur l’eau ». Cette soirée de réseautage pour gens d’affaires au profit du Club des petits déjeuners a été organisée en partenariat avec la Banque Nationale du Canada. 



La soirée Visionnaire

Pour la Banque Nationale, partenaire financier de « Visionnaire – la soirée sur l’eau », l’événement remplissait une double fonction : encourager le développement de l’entrepreneuriat au Québec et poursuivre son engagement des 11 dernières années auprès du Club des petits déjeuners, un organisme qui favorise l’apprentissage en offrant aux enfants un petit déjeuner complet dans un environnement sain.

La soirée a permis d’amasser la somme de 102 000 $, soit 2 000 $ de plus que l’objectif qui avait été fixé à 100 000 $. Tous les profits de cet événement seront remis au Club des petits déjeuners. Rappelons qu’au Québec seulement, le Club accueille plus de 20 000 enfants et sert annuellement 2,8 millions de repas complets et nutritifs.

Dans le cadre enchanteur d’une croisière sur le Saint-Laurent à bord du Louis-Jolliet, à Québec, plus de 430 personnes du monde des affaires ont aussi pu suivre les échanges stimulants des panélistes Caroline Néron (Néron inc.), Daniel Germain (Club des petits déjeuners), Marc Dutil (Groupe Canam inc.), Jean Bédard (Groupe Sportscene inc.) et François Roberge (Boutique La Vie en Rose).

En marge de l’événement, Marc Dutil nous livre ses conseils à l’intention des entrepreneurs.

Échanger avec ses pairs pour mieux avancer

Pour le président et chef de la direction de Groupe Canam également président-fondateur de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, les occasions d’échanger entre gens d’affaires sont salutaires. « On est tous un peu comme des alcooliques anonymes », lance-t-il à la blague pour décrire à la fois la tendance des entrepreneurs à devenir accros à leur travail et le fait que nul n’est mieux placé qu’un entrepreneur pour en comprendre un autre.

Pour illustrer les bienfaits de tels échanges, il évoque une excursion en canot à laquelle il a participé lorsqu’il avait 16 ans. « Il fallait faire de longs portages. Un autre gars, plus costaud que moi, voyait bien que je trouvais ça dur. Il m’a dit que lui aussi avait mal. Le fait de savoir que c’était difficile pour lui aussi m’a aidé à tenir le coup… »

L’importance du contact humain

Pour celui que Les Affaires a placé au deuxième rang de son palmarès des meilleurs PDG du Québec en mai dernier, les bienfaits des rencontres dépassent les seuls contacts avec ses pairs. « Aujourd’hui, il est facile de s’isoler dans son bureau, avec ses appareils électroniques et ses rapports. J’ai envie de dire aux entrepreneurs : sortez ! Allez à la rencontre de vos employés, de vos fournisseurs, même des inspecteurs de l’impôt. Quand on se parle en personne, on se comprend mieux », affirme Marc Dutil, estimant qu’il aurait pu limiter certaines difficultés que son entreprise a rencontrées l’été dernier s’il avait été plus présent sur le terrain. « Mais mon entreprise comprend une trentaine de sites, nous réalisons 10 000 projets par année… Je me heurte aux limites de ma personne », reconnaît-il.

Le défi de l’équilibre

Comment trouve-t-on l’équilibre entre travail et vie personnelle quand on est à la tête d’une entreprise dont le chiffre d’affaires dépasse 1,6 milliard de dollars ? Pour Marc Dutil, la solution consiste à donner à cette quête le cadre d’une saison. « Ai-je passé un week-end seul avec ma femme, passé du temps avec mes cinq enfants ? Ai-je vu mes amis et pris du temps pour moi ? Chaque jour, chaque mois de ma vie n’est pas équilibré, mais si je vois que j’ai fait un peu de tout dans une saison, je suis en paix avec moi-même », dit-il.

Exit la culpabilité

En visant l’équilibre au quotidien, on risque de verser dans la culpabilité, un sentiment que le président du Groupe Canam croit stérile, voire nocif : « À cause de notre héritage catholique, nous avons l’impression que la culpabilité est un pas vers la solution. Sauf qu’elle ne sert à rien. La prise de conscience est importante, mais si on se sent coupable, l’important est de traduire ce sentiment en actions… »

Plus d’informations à propos du Club des petits déjeuners :

Le_club_en_chiffres

Édité le 9 février 2018

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