Transfert d’entreprise: pensez-y maintenant!

Transfert d’entreprise: pensez-y maintenant!
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Quand on consacre des milliers d’heures à bâtir son entreprise, il est très difficile de s’en départir. C’est le problème auquel faisait face le dirigeant d’une PME qui fabrique de l’outillage industriel spécialisé. À 57 ans, il se trouvait bien jeune pour lâcher prise. Mais ses enfants avaient hâte de prendre les commandes.

« Souvent les jeunes veulent prendre la relève, mais les parents ne sont pas encore prêts », explique Laurent Genest, Directeur principal, Transfert d’entreprise, à la Banque Nationale. « Dans le cas de cette entreprise, dit-il, nous avons réussi à marier les idées de chacun, pour effectuer un transfert d’entreprise réussi. Nous sommes aussi allés chercher des partenaires financiers. »

Prendre le temps de planifier

Cette situation n’est pas unique. Le transfert d’entreprise représente toujours un défi. La relève que l’on a identifiée a hâte de rentrer dans les souliers des parents pour pouvoir continuer.  Les parents ont souvent arrêté de faire grandir l’entreprise. De leur côté, les jeunes brûlent d’impatience d’aller voir ce qui se passe ailleurs dans le monde, de prendre de l’expansion et de procéder à des acquisitions. « Le problème, souligne Laurent Genest, c’est que les gens attendent trop longtemps avant d’en parler à leur banquier. Ils ont peur; ils hésitent. Les gens pensent que ça se règle en quelques mois, mais ça peut prendre des années, jusqu’à cinq ans ! »

« Les gens vont consacrer des milliers d’heures à bâtir leur entreprise, note M. Genest. Mais quand vient le temps de la vendre, ils y mettent très peu de temps. » Il faut s’y donc prendre le plus tôt possible. Puis, gare aux mauvaises surprises : il arrive trop souvent que les parents misent sur un de leurs enfants pour prendre la relève pour s’apercevoir, le temps venu, que celui-ci n’est pas intéressé. Bien des jeunes ont vu les sacrifices consentis par leurs parents et ils ne veulent pas faire de même.

L’objectif : assurer la continuité de l’entreprise

Le plus important lors d’un transfert d’entreprise, c’est de s’assurer que l’entreprise pourra continuer ses activités et poursuivre sa croissance. Cela est tout un défi, parce que cela signifie souvent ajouter aux dettes de l’entreprise. C’est là que l’équipe de la Banque Nationale entre en jeu. « La première chose qu’on fait, c’est de poser des questions, explique M. Genest. Avez-vous établi parlé à un avocat, à un comptable ? Avez-vous établi un prix ? Savez-vous à qui vous voulez vendre? Que voulez-vous vendre ? Des actifs ? Des actions ? »

Avec ces questions, les spécialistes en transfert de la banque veulent s’assurer que le cédant amorce bien l’étape de la planification. De plus, les directeurs transferts veulent comprendre en profondeur l’entreprise et son secteur. Car c’est ainsi qu’il sera possible de structurer adéquatement le transfert afin de ne pas étrangler l’entreprise, de lui donner toute la souplesse dont elle a besoin.

Cela est particulièrement important dans le secteur agricole, où il faut trouver une façon de transférer la valeur aux parents sans asphyxier l’entreprise. Pour y arriver, la banque analysera l’entreprise afin d’y trouver l’assurance qu’elle sera en mesure de rembourser des prêts additionnels. La Banque Nationale est en mesure de fournir un financement, même sans garanties. Elle proposera aussi diverses autres sources de financement, auprès de ses partenaires, comme le Fonds FTQ ou Investissement Québec.

L’approche de la Banque Nationale est unique dans le milieu bancaire canadien, car elle s’appuie sur une équipe de spécialistes qui ne font que du transfert d’entreprise. Ce sont des comptables agréés ou des analystes financiers certifiés qui comptent chacun de 15 à 20 ans d’expérience dans le domaine. Ces spécialistes, installés un peu partout en région, viennent appuyer le travail des directeurs de comptes. C’est ainsi que la Banque Nationale réussit à accompagner chaque année avec succès des dizaines d’entreprises dans la redoutable aventure qu’est un transfert.

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Édité le 28 décembre 2016

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