Start-up: 5 essentiels avant de vous lancer

Start-up: 5 essentiels avant de vous lancer
Banque Nationale Démarrer, Entreprises Démarrer, Entreprises

Vous vous apprêtez à faire le grand saut et à lancer votre entreprise – félicitations!

Pour que votre parcours entrepreneurial se déroule le mieux possible, mettez les chances de votre côté en vous dotant des 5 essentiels suivants :

1. Un modèle d’affaires

Résumé simplement, un modèle d’affaires détermine votre « concept » d’entreprise. Ou si vous préférez : qu’est-ce que votre entreprise aura à offrir, comment le fera-t-elle et comment en retirerez-vous des profits? Un bon modèle d’affaires permettra de créer de la valeur pour vos clients et sera basé sur un de leur réel besoin ou comportement (ce qu’on appelle « la proposition de valeur »).

En plus de votre proposition de valeur, votre modèle d’affaires détaillera :

  • quels seront vos différents segments de clientèle;
  • comment vous créerez une offre attrayante pour chaque segment de votre clientèle;
  • quels seront les points de contact via lesquels vous les rejoindrez;
  • qui seront vos ressources et partenaires clés;
  • vos structures de coût (ce qui vous permettra de fixer vos prix de vente);
  • de quelle façon vous génèrerez des revenus.

La création de revenus peut, par exemple, être basée sur un principe d’abonnement, de vente au plus bas prix, de vente sans intermédiaire, de consommation collaborative, d’achat groupé, de fonctionnement freemium, etc.

Vous devrez également considérer de quelle façon votre modèle d’affaires s’opèrera. Par exemple, votre structure pourrait fonctionner de façon clics et mortier, coopérative, franchisée ou exclusivement en ligne, pour ne nommer que celles-ci. Gardez en tête que plus votre modèle sera unique et créera de la valeur pour les consommateurs, moins votre concurrence sera en mesure de vous imiter.

2. Un plan d’affaires

Comparativement à un modèle d’affaires, qui détermine le cœur de votre entreprise, le plan d’affaires détaille l’ensemble des étapes requises pour atteindre un but. Voyez-le comme un plan d’action que votre entreprise appliquera. Sachez également que votre plan d’affaires sera utilisé par d’éventuels investisseurs financiers afin qu’ils puissent juger du potentiel de votre entreprise.

Un bon plan d’affaires expliquera :

  • la raison d’être de l’entreprise; en d’autres mots, votre mission/philosophie. Exprimez-la en une phrase concise qui permettra de comprendre quels sont les enjeux, besoins ou problèmes qu’ont vos clients et que votre entreprise sera en mesure de régler/combler, ainsi que la façon dont vous y parviendrez;
  • votre modèle d’affaires, d’une façon synthétisée;
  • votre marché, en incluant de l’information et des données quant au profil précis de votre clientèle cible (démographie, habitudes, intérêts), au volume approximatif d’acheteurs potentiels, à la concurrence directe et indirecte et à la valeur estimée de votre marché;
  • votre avantage concurrentiel – ce que vous êtes en mesure d’offrir qui se démarque de l’offre actuelle sur le marché, autant dans votre produit ou service que dans la façon de l’offrir;
  • les stratégies de vente et de marketing que vous emploierez pour acquérir et fidéliser votre clientèle;
  • comment votre entreprise opèrera concrètement (approvisionnement, ressources humaines, structures physiques et numériques, forme juridique, etc.);
  • vos projections financières;
  • les étapes importantes à atteindre et quand vous prévoyez y arriver;
  • un plan d’action clair sur une période donnée (3 ans, par exemple).

Pensez également à inclure un sommaire exécutif de votre entreprise et une présentation de vos associés et de vous-même, en détaillant comment votre expertise vous permettra d’atteindre les objectifs que vous aurez fixés. Les investisseurs financiers que vous approcherez auront tout en main pour prendre une décision éclairée.

3. Un bon réseau d’experts

Votre entreprise ne sera aussi solide que le réseau d’experts qui la soutient. Même si, par la force des choses, un propriétaire de petite entreprise se retrouve souvent à effectuer une portion de toutes les tâches nécessaires au fonctionnement de son entreprise, il est fort probable que ses réelles compétences ne couvrent pas l’ensemble des aspects vitaux au bon roulement de sa PME.

Entourez-vous d’experts en qui vous avez confiance. Pensez à avoir dans votre réseau : un comptable, un banquier et un conseiller juridique. Ceux-ci pourront vous aider à prendre les meilleures décisions pour votre entreprise pour ainsi créer des bases solides sur lesquelles votre entreprise pourra s’appuyer et croitre au fil du temps.

4. Un fournisseur de services de paie

Un propriétaire de petite entreprise peut choisir de faire lui-même la gestion des paies. Cependant, un fournisseur de services de paie est une solution judicieuse à implémenter, puisque l’accomplissement de toutes les tâches liées à la gestion des paies peut rapidement s’avérer fastidieux (calcul et versement des remises gouvernementales, production des chèques et bulletins de paie, relevés de fin d’emploi, préparation des feuillets d’impôt T4, T4A, relevé 1 et relevé 2, etc.)

Sans oublier qu’il est malheureusement possible de commettre des erreurs qui vous demanderont encore plus de temps à corriger auprès de vos employés, de votre comptabilité ainsi que des agences de revenu. Dans cette optique, il est avisé de confier votre service de paie à un fournisseur de confiance. Vous pourrez investir plus de temps dans le développement de votre entreprise, vos paies seront toujours versées à temps et vous n’aurez pas à gérer la charge administrative afférente.

5. Une convention entre actionnaires

Dans le cas où vous avez des associés, la convention entre actionnaires fixe les paramètres dans lesquels vous êtes redevables envers ces derniers et envers votre entreprise. Elle règle d’avance les questions potentiellement litigieuses qui pourraient surgir dans la relation avec vos partenaires d’affaires. Par exemple : qu’advient-il si votre associé veut vendre? Aurez-vous le premier droit de parole sur ses actions ou pourra-t-il vendre à n’importe qui sans vous consulter? Pourrait-il vendre et aller travailler chez un compétiteur, emportant avec lui une partie de votre clientèle?

Ou encore, si l’une des personnes avec qui vous vous êtes associé s’avère ne pas être à la hauteur des attentes, que pouvez-vous faire pour récupérer sa portion de l’entreprise? Et si votre associé décède subitement, qui deviendra propriétaire de ses actions? Il est toujours mieux de s’entendre lorsque la relation est harmonieuse et avant que vous investissiez beaucoup de temps, d’effort et d’argent dans l’entreprise.

Édité le 2 novembre 2017

Sujets reliés