Sondage : si vous gagnez à la loterie, quitterez-vous votre emploi?

Sondage : si vous gagnez à la loterie, quitterez-vous votre emploi?
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Les deux tiers des Québécois garderaient leur emploi s’ils gagnaient l’équivalent de deux ans de salaire à la loterie, indique un sondage.

Selon ce sondage, les deux tiers des Québécois (68 %) garderaient leur emploi actuel s’ils remportaient l’équivalent de deux ans de salaire à la loterie. Cependant, 14 % des répondants ont dit qu’ils prendraient une année de congé dans pareille situation.

L’idée de prendre une année sabbatique est particulièrement attirante pour les jeunes couples sans enfants (25 %). Le sondage Jecomprends.ca-CROP constitue ni plus ni moins un miroir financier des Québécois sur une centaine de questions relatives à leurs finances personnelles et la gestion qu’ils en font.

Selon le sondage, un gain à la loterie pousserait 6 % des Québécois à quitter leur emploi pour se lancer en affaires. La même proportion de répondants (6 %) ont affirmé qu’ils quitteraient leur emploi pour retourner aux études.m Finalement, pour une petite proportion de Québécois, soit 3 %, ce coup de chance leur permettrait de prendre leur retraite immédiatement.

Que faire si on gagne?

Comme personne ne s’attend à gagner à la loterie, on peut s’imaginer que personne ne se prépare à une telle rentrée d’argent subite. Que doit-on faire pour en profiter pleinement?

« Une des premières choses à faire, c’est de revoir sa position actuelle, son actif et ses dettes », explique Louis-Simon Duval, conseiller sénior, stratégie de vente et communication financière spécialisée, pour la division Gestion de patrimoine de la Banque Nationale.

Pour y arriver, cependant, M. Duval conseille fortement de faire appel à un spécialiste comme un planificateur financier ou un conseiller financier accrédité. « La nature humaine veut qu’on désire s’acheter toutes sortes de choses, mais il faut être réaliste et rester vigilant », souligne-t-il. « Chaque situation est différente et il est essentiel de prendre du recul et de consulter plusieurs personnes indépendantes avant de décider ce qu’on fera », ajoute M. Duval.

Des Québécois peu inquiets de perdre leur emploi

Le sondage a aussi questionné les Québécois pour connaître leur degré de confiance quant à la solidité de leur emploi actuel. Malgré la récession récente et les temps durs qui se poursuivent, les Québécois ne sont pas très inquiets de perdre leur emploi, a constaté le sondage.

Trois Québécois sur quatre (75 %) ne sont « pas très souvent » ou même « pas du tout » préoccupés par cette question. Ils ne s’inquiètent ni pour leur emploi, ni pour celui de leur conjoint.

Ceux qui sont plus inquiets

La crainte de perdre son emploi est plus vive chez les familles québécoises qui ont des enfants (10 %). Ces familles sont souvent dans une situation financière plus précaire. Le sondage révèle que les personnes qui ont changé d’emploi récemment sont plus nombreux à être « très souvent » ou « assez souvent » préoccupés par la perte de leur emploi (37 % par rapport à 25 % pour l’ensemble des répondants).

L’an dernier, un Québécois sur cinq (20 %) a changé d’emploi. Les catégories où l’on a le plus changé d’emploi sont les jeunes (32 %), les personnes seules (27 %) et les personnes à faible revenu (26 %). Ce sont donc ces catégories de Québécois qui sont le plus susceptibles d’être inquiets face à une éventuelle perte d’emploi. Les sondeurs ont aussi demandé aux Québécois s’ils prévoyaient changer d’emploi dans l’année suivant le sondage : 72 % ont répondu non, 16 % ont dit oui et 12 % ne savaient pas.

Au sujet du sondage

Ce sondage a été réalisé sur le Web, en décembre dernier. Au total, 1 814 Québécois ont participé à cette étude. Les résultats ont ensuite été pondérés pour refléter la population du Québec. Compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon en ligne, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas.

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Édité le 16 août 2017

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