Sociofinancement: trouver des fonds hors des institutions financières classiques

Sociofinancement: trouver des fonds hors des institutions financières classiques
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En matière d’investissement, s’il y a bien une méthode qui a gagné en popularité au cours des dernières années, c’est le sociofinancement, aussi connu sous le nom de financement participatif ou crowdfunding!

Un peu partout à travers le monde, plusieurs sites dédiés à ce type de financement ont vu le jour permettant de concrétiser de nombreux projets qui, sans cette option ou complément, n’aurait sans doute pu se réaliser. L’une de ces plateformes, bien connue en Europe, vient d’ailleurs tout juste de faire son entrée au Canada; il s’agit d’Ulule. Avec l’arrivée de cet important acteur du crowdfunding, auquel s’est associée la Banque Nationale en tant que partenaire de référence, voici un peu plus d’information concernant ce mode de financement en pleine expansion.

Qu’est-ce que le sociofinancement?

Il s’agit d’une méthode de financement par lequel plusieurs individus contribuent à un projet en donnant un montant de leur choix. Dépendamment de la catégorie de sociofinancement choisie pour le projet, les donateurs peuvent recevoir ou non quelque chose en contrepartie telle qu’une récompense, une part de l’entreprise, des bénéfices, etc. Bien qu’il semble avoir fait son apparition seulement à la fin des années 2000, ce moyen d’amasser des capitaux sans l’aide des institutions financières classiques ne date pas d’hier. En effet, plusieurs sources rapportent l’existence, au 18e siècle, d’une sorte de sociofinancement majoritairement utilisé par des organismes de charité. L’arrivée des nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment les médias sociaux, au début du millénaire a grandement contribué à son retour en force.

Financement participatif en contrepartie ou en capital?

Il existe plusieurs déclinaisons en matière de financement participatif. Afin de faire un choix avisé en tant que chercheur de fonds ou donateur, voici les deux formes les plus courantes de financement participatif décortiquées :

Financement participatif en contrepartie

Caractérisé par le fait que les gens déterminent eux-mêmes le montant qu’ils souhaitent donner sans rien attendre en retour, outre que ce qui a été promis par le créateur de la collecte de fonds; il est aussi possible de financer certains projets en précommandant le résultat. Des entreprises telles qu’Ulule ou la compagnie américaine Kickstater offrent des outils permettant d’obtenir du financement participatif en contrepartie.

Tous ces sites spécialisés dans ce genre de financement ont des règles très strictes et rigoureuses auxquelles doivent répondre les projets pour être publiés, sous peine de ne pouvoir démarrer sa collecte de fonds ou de la voir annulée – si elle est déjà en cours — en raison du non-respect des règlements. De surcroît, la majorité d’entre eux prodigue de l’accompagnement aux gens désirant soumettre un projet en offrant des conseils sur la manière de le présenter, ce qui leur permet en même temps de s’assurer que les règles et les critères d’admissibilité sont respectés.

Financement participatif en capital

Si un projet en sociofinancement a pour but de remettre des titres de créance ou de potentiels bénéfices aux gens ayant contribué monétairement, on parle plutôt de financement participatif en capital. Cette méthode est encadrée par l’AMF, mais les gens qui l’utilisent ont diverses obligations juridiques et financières. De plus, chaque investisseur peut contribuer jusqu’à la hauteur de 1 500 $. Les projets publiés ne peuvent collecter plus de 250 000 $ et ils peuvent rester en vigueur un maximum de 90 jours. L’entreprise anglaise Crowdcube ou la compagnie française Anaxago, pour ne nommer que celles-ci, sont spécialisées dans ce type de financement.

Émettre des titres dans le public s’accompagne de diverses obligations qui peuvent parfois s’avérer coûteuses pour de jeunes entreprises. C’est pourquoi il existe également des plateformes Web de financement participatif, telles que Fundable ou Angel List, destinées au financement d’entreprises en démarrage.

Pourquoi la Banque Nationale a décidé de s’associer à Ulule?

Normalement, on aurait pu croire que le partenariat d’une institution bancaire et d’une plateforme de financement participatif, qui semblent aux antipodes l’une de l’autre, tiendrait plutôt de l’imaginaire. Or, c’est en constatant que les deux organisations avaient des desseins similaires, soit de soutenir les créateurs et les entrepreneurs dans la réalisation de leurs projets, que la Banque Nationale a décidé d’unir ses forces avec Ulule. « Notre partenariat avec Ulule Canada cadre avec cette philosophie où Tout part d’une idée et du fait que, collectivement, nous pouvons aider des individus ou des groupes à concrétiser leur idée pour en faire un projet, petit ou grand », de conclure Lise-Anne Amyot, vice-présidente Image de marque et Expérience client à la Banque Nationale.

Pour en savoir plus sur le sociofinancement

 

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Édité le 22 décembre 2016

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