S’expatrier au Canada: voici comment trouver du travail

S’expatrier au Canada: voici comment trouver du travail
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Pays ouvert et inclusif, le Canada offre de nombreuses possibilités d’emploi aux immigrants. Toutefois, certains enjeux sont à considérer avant d’amorcer vos recherches. Ce guide permet aux personnes qui souhaitent immigrer ou s’expatrier au Canada d’accéder à plusieurs ressources et outils essentiels pour trouver un emploi.

Les cinq étapes essentielles pour trouver du travail au Canada

  1. Effectuez les démarches administratives préalables

Vous devrez obtenir votre numéro d’assurance sociale (NAS), un identifiant qui vous donne le droit de travailler au Canada, en plus de vous faire bénéficier de programmes et de prestations du gouvernement. Personnel et confidentiel, ce numéro vous sera attribué dans un bureau de Service Canada.

Pour avoir facilement accès à vos fonds et faciliter votre nouvelle vie au Canada, vous devriez, le plus tôt possible, ouvrir un compte bancaire canadien.

Vous pourrez ainsi faire des transactions sécuritaires depuis votre pays d’origine, en plus de pouvoir effectuer des transferts. L’offre de la Banque Nationale aux nouveaux arrivants vous permettra d’ouvrir un compte en ligne, de procéder à des virements avant votre départ, d’accéder à votre argent dès votre arrivée et d’économiser de manière significative sur vos frais bancaires.

  1. Identifiez votre emploi et renseignez-vous sur votre domaine

Que vous habitiez présentement à Lyon, à Casablanca ou à Bruxelles, votre titre de travail actuel n’est pas nécessairement le même que celui employé au Canada. Vous pouvez identifier le nom de l’emploi correspondant au vôtre en vous rendant sur le site de la Classification nationale des professions (CNP). La section Explorer des carrières du Guichet Emploi vous permettra ensuite de vous familiariser avec les perspectives d’emploi, les formations, les salaires et les compétences requises.

  1. Explorez la liste des professions et des métiers soumis à des ordres professionnels

Au Canada, plusieurs professions sont réglementées. Les médecins, les infirmières, les ingénieurs et les architectes, par exemple, sont régis par des ordres professionnels qui encadrent l’accès, les compétences et les diplômes requis. Certains métiers, comme celui d’électricien, de grutier, de plombier ou de conducteur de véhicules lourds, sont aussi régis par ce type de réglementation.

Si c’est votre cas, il importe de contacter rapidement l’organisme qui réglemente la pratique. Pour les personnes éligibles venant de la France, l’Entente France-Québec sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles vise à accélérer l’obtention d’une aptitude légale pour divers métiers et professions.

  1. Consultez les ressources de recherche d’emploi

Divers sites web spécialisés proposent des emplois, classés par catégories (type, région, secteur, etc.). Cela vous donne un bon aperçu des profils et des candidatures recherchés. Vous serez ainsi mieux aiguillé sur la terminologie à appliquer concernant les descriptions de tâches, que ce soit lors de l’entretien d’embauche (l’entrevue) ou de la rédaction de votre curriculum vitæ (CV).

Par ailleurs, avant de vous installer au Canada, ne craignez pas de joindre directement certains employeurs. Bien dosée, cette marque d’intérêt, authentique et personnalisée, peut vous faire gagner des points. Aussi, certains salons de l’emploi à l’étranger comportent un volet canadien. Le site Guichet Emplois affiche pour sa part 2000 nouveaux emplois au Canada quotidiennement, plusieurs se trouvant dans la fonction publique canadienne et québécoise.

  1. Rédigez un curriculum vitæ et une lettre de présentation adaptés pour le Canada

Évitez toute référence à votre âge et à votre statut matrimonial, et ne joignez pas de photo à votre CV. Ce dernier doit avoir un maximum de trois pages. Soyez clair, concis, et privilégiez le contenu plutôt qu’un design trop coloré : la sobriété est de mise à moins que la créativité ne soit au centre de l’emploi recherché.

Les employeurs aiment que soit ajoutée une lettre personnalisée décrivant vos compétences pour le poste affiché. En plus de vos coordonnées aisément repérables, n’hésitez pas à y indiquer celles de personnes pouvant vous référer. Une page LinkedIn à votre nom sera également utile. Surtout, ne négligez pas la qualité du français : faites réviser vos documents.

Marché du travail canadien : les points à considérer

Entretien et embauche :

La hiérarchie est moins marquée au Canada que dans certains pays. Souvent, les employeurs miseront sur vos qualités tant humaines que professionnelles, votre dynamisme et votre curiosité. Montrez-vous sous votre meilleur jour lors de l’entretien et n’hésitez pas à poser des questions : elles démontrent votre intérêt pour l’équipe et les défis de l’entreprise.

Échelle salariale et coût de la vie :

Une souplesse initiale pourrait vous permettre de gravir plus rapidement les échelons salariaux, car chercher à obtenir une équivalence salariale au départ est un pari risqué. Le coût de la vie est également à considérer : d’importants écarts subsistent, notamment en matière de logement selon la ville où vous habiterez, ce qui relativise le pouvoir d’achat, à salaire égal. Les moteurs de recherche vous permettront de connaître le salaire moyen par profession pour chaque province.

Droits du travail, normes, salaire minimum, horaires et congé de maladie :

Au Canada, les lois fédérales et provinciales protègent les travailleurs et les employeurs, entre autres en réglementant les heures de travail, le salaire minimum, les normes en matière de santé-sécurité et le congé parental. Chaque province établit son salaire minimum garanti. De plus, les employés ne peuvent être injustement traités à cause d’un handicap, de leur origine, de leur sexe, de leur religion ou de leur orientation sexuelle.

Travailler en tant qu’indépendant

Travailleur indépendant, autonome, pigiste et freelance sont des expressions qui désignent une catégorie en constante croissance au Canada. En travaillant à votre compte, vous bénéficierez d’une plus grande liberté et aurez le loisir de vous bâtir une clientèle et des horaires flexibles.

Toutefois, vous serez considéré comme un entrepreneur et devrez répondre à plusieurs exigences fiscales et administratives. En outre, vous n’aurez pas droit à la plupart des avantages dont bénéficient les travailleurs salariés tels qu’un plan de retraite, certaines assurances ou des congés payés. Obtenir un prêt hypothécaire sera aussi plus fastidieux.

Emploi après l’expiration de votre premier visa

Si vous avez demandé une prolongation de votre permis de travail avant son expiration, vous serez autorisé à poursuivre vos activités professionnelles. Vous devrez rester au Canada et respecter les conditions de votre permis de travail original. Si ce dernier est lié à un employeur, par exemple, vous devrez continuer de travailler pour ce même employeur.

Autres conseils pour optimiser vos chances de travailler

  • Assurez-vous de maîtriser des notions de base en anglais, voire de posséder un bon degré de bilinguisme. Plusieurs employeurs l’exigent.
  • Vous gagnerez à vous intégrer rapidement au marché du travail, peu importe la nature ou le salaire, pour tisser des liens et alléger votre stress financier.
  • Vous aurez tout intérêt à transmettre un grand nombre de CV, plutôt que d’attendre un appel après avoir postulé pour l’emploi idéal.
  • Consultez le portail Mon immigration au Canada pour faciliter votre transition.

Autres ressources gouvernementales pour immigrer et travailler au Canada

  • Le site d’Immigration et citoyenneté Canada propose des renseignements pratiques et des formulaires pour mieux comprendre et compléter les démarches à entreprendre.
  • Plusieurs ressources et services gratuits sont mis à votre disposition pour que vous puissiez vous familiariser avec l’environnement professionnel canadien, faire reconnaître vos études et expériences de travail, et entrer en contact avec de potentiels employeurs.
  • Le portail d’Immigration et citoyenneté propose finalement une section consacrée aux spécificités de chaque province et territoire, y compris le Québec, province qui accueille nombre de personnes originaires de la francophonie mondiale, dont plusieurs venant de la France.

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Édité le 26 septembre 2018

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