Réseau M: atteindre son plein potentiel grâce au mentorat

Réseau M: atteindre son plein potentiel grâce au mentorat
Banque Nationale Démarrer, Entreprises Démarrer, Entreprises

Réseau M, le programme de mentorat de la Fondation de l’entrepreneurship, compte aujourd’hui 1 500 mentors actifs et 3 500 entrepreneurs « mentorés » à travers le Canada français.

Rina Marchand, directrice principale, contenus et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship, nous présente le programme.

Quelle est l’idée derrière la création de Réseau M ?

Depuis sa création en 1980, la Fondation de l’entrepreneurship a mené plusieurs projets pour développer une culture entrepreneuriale au Québec. Nous offrons depuis 2000 un service de mentorat qui porte maintenant le nom de « Réseau M ». Ce programme est devenu le principal terrain de jeu de la Fondation.

La mission du Réseau M est de développer le plein potentiel des entrepreneurs grâce au mentorat. Il s’agit d’un outil parmi tous ceux qui s’offrent aux entrepreneurs, mais nos statistiques montrent qu’il est efficace : le mentorat double les chances de survie de l’entreprise au-delà du fameux cap des cinq ans, qui est si difficile à franchir !

En quoi la relation de mentorat se distingue-t-elle des autres formes d’accompagnement ?

Un coach ou un consultant a généralement une expertise pointue et un mandat précis dans l’entreprise : travailler sur les ventes ou en ressources humaines, par exemple. Leurs interventions sont axées sur le savoir-faire dans un secteur précis. Le mentorat, lui, s’adresse à l’individu. La relation vise à produire un entrepreneur heureux, capable de prendre du recul pour réfléchir à sa situation et d’exercer le meilleur leadership possible.

La relation de mentorat a aussi pour rôle de briser l’isolement. Souvent, les entrepreneurs ne savent pas à qui se confier. Ils ne peuvent aborder leurs problèmes ni avec leurs clients ni avec leurs employés… Échanger avec un entrepreneur d’expérience les aide à verbaliser et à recadrer ce qu’ils vivent. Le mentor ne prend jamais de décision à la place du « mentoré », mais il peut l’aider à anticiper l’impact de chaque option qui s’offre à lui. C’est le principe selon lequel il vaut mieux enseigner à pêcher plutôt que donner du poisson…

Le mentor prodigue aussi des encouragements et entretient la motivation du mentoré.

Vos mentors sont-ils formés pour remplir cette fonction ?

Oui, et c’est ce qui nous distingue. N’est pas mentor qui veut. Avoir du succès comme entrepreneur ne garantit pas qu’on soit un mentor efficace. Le mentor doit être à l’écoute, aider les autres à réfléchir. Ce sont des critères importants au moment de la sélection des entrepreneurs qui souhaitent devenir mentors.

Après la réception de leur formulaire de candidature, nous rencontrons les candidats pour évaluer leurs motivations et leur expérience. S’ils sont retenus, ils reçoivent une formation d’initiation au mentorat qui dure une demi-journée. C’est le minimum.

À ceux qui le désirent, nous offrons aussi du perfectionnement dans des domaines plus précis; en transfert d’entreprise, par exemple. Nous tâchons de jumeler des gens qui œuvrent dans des domaines différents, pour éviter les conflits d’intérêts.

Y a-t-il des frais pour avoir accès à ce programme ?

Oui, il y a des coûts pour les mentorés : environ 300 $ par année. Mais, les frais varient selon les régions. L’argent sert à couvrir les frais de gestion et de promotion du programme ainsi que l’assurance erreur-omission des mentors.

Concrètement, comment se déroule la relation mentorale ?

Le mentor est jumelé à un mentoré pendant deux ans en moyenne. Au début, nous leur conseillons de se rencontrer au moins deux fois par mois, pour créer la relation. Plus tard, le duo se rencontre en moyenne une fois par mois, pendant une heure ou une heure et demie chaque fois.

Après deux ans, certains mentorés décident de poursuivre leur cheminement avec un autre mentor. Souvent, même si la relation est officiellement terminée, le mentor et le mentoré restent en contact. La relation mentorale peut créer des liens profonds.

Quelles sont les clés d’un mentorat réussi ?

Le respect, l’écoute et l’ouverture : ce sont les valeurs au cœur du mentorat. C’est vrai tant pour le mentor que pour le mentoré. Il faut aussi donner à la relation le temps de se développer. Le mentorat, c’est le « slow food » de l’accompagnement. Le mentor est là pour son mentoré, mais il faut se donner du temps pour que la relation porte ses fruits.

Découvrez comment Réseau M a aidé l’entreprise 1642 Cola.

À lire aussi:

Édité le 22 décembre 2016

Sujets reliés