Ce qu’il faut savoir sur les assurances au Canada

Ce qu’il faut savoir sur les assurances au Canada
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S’adapter à un nouveau pays n’est pas toujours facile. En plus de la nécessité de se loger et de trouver un emploi, il faut aussi se familiariser avec la réglementation. À ce chapitre, les assurances constituent un volet important pour se protéger adéquatement en cas de pépin.

Assurance auto : obligatoire si vous conduisez

« Obligatoire en vertu de la loi partout au Canada, l’assurance automobile couvre le propriétaire et le conducteur du véhicule, les passagers, les piétons et les biens impliqués dans un accident de voiture »

Cette assurance est toutefois sous juridiction provinciale. Au Québec, tout véhicule circulant sur les voies publiques doit être assuré, explique Caroline Phémius, conseillère aux affaires publiques du (BAC). Le BAC est l’association qui représente la grande majorité des assureurs de dommages.

Dans la province, c’est le régime public qui couvre les blessures corporelles des résidents québécois à la suite d’un accident dans la province ou ailleurs, par le biais de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ). «Un montant d’assurance est inclus lors du paiement du permis de conduire», indique Mme Phémius.

Pour leur part, les assureurs privés couvrent les dommages matériels à votre véhicule et la responsabilité civile. Le montant de l’assurance responsabilité civile minimale obligatoire est de 50 000$, mais on peut s’assurer pour une somme plus élevée. «On recommande un ou deux millions de dollars en assurance responsabilité civile. Ainsi, si vous causez des dommages à autrui ou si vous circulez hors Québec [dans le reste du Canada et aux États-Unis] vous serez ainsi mieux protégé», conseille Caroline Phémius.

Autres provinces, autres réglementations

Il faut savoir que la réglementation en matière d’assurance automobile diffère selon les provinces. En Ontario par exemple, il n’existe pas de régime public et les compagnies d’assurance privées s’occupent à la fois des dommages matériels et corporels. À l’inverse, en Colombie-Britannique, c’est le régime public qui assure les deux volets.

Assurance habitation : un incontournable

Bien qu’elle ne soit pas obligatoire lorsqu’on est locataire, il faut savoir que l’assurance habitation pourrait être exigée par le propriétaire. Cela dit, elle constitue une protection fortement recommandée. En ce qui concerne les propriétaires, le créancier de la dette hypothécaire exige habituellement que le débiteur souscrive une telle assurance.

«En plus de protéger vos biens et votre propriété, l’assurance habitation vous procure aussi une protection en responsabilité civile, au cas où vous seriez tenu responsable des dommages causés involontairement à quelqu’un d’autre. Par exemple, un incendie qui aurait pris naissance accidentellement dans votre cuisine et qui engendrerait de lourds dommages à l’appartement de votre voisin ou même à tout l’immeuble», mentionne Caroline Phémius, ou même si un visiteur venait à se blesser chez vous. «Admettons qu’une personne glisse dans vos marches mal déneigées et se casse un bras, et qu’elle vous poursuive devant les tribunaux. Votre assureur prendra en charge votre défense et les frais légaux».

Que peuvent couvrir les assurances habitation? Le feu, vol, vandalisme, mais aussi les dégâts causés par des vents violents, la grêle, la foudre, une explosion ou de la fumée, les fuites ou débordements de conduites d’eau potable ou d’installations sanitaires, notamment.

Pour se protéger encore davantage, on peut ajouter des avenants à son contrat d’assurance, c’est-à-dire des clauses supplémentaires. «Une personne qui habite dans un demi-sous-sol ou un rez-de-chaussée par exemple, aura tout intérêt à s’assurer pour les refoulements d’égouts. Il existe aussi des clauses pour les infiltrations d’eau au-dessus du sol, par le toit et les fenêtres», mentionne Caroline Phémius.

Assurance solde carte de crédit : assurer les paiements en cas de pépin

Au Canada, les sont les cartes de crédit considérées comme faisant parties des options de paiement. Par conséquent, qu’adviendrait-il si, pour une raison ou pour une autre, vous n’étiez plus en mesure de rembourser votre solde mensuel?

L’assurance paiement carte de crédit est facultative, et est offerte par les institutions financières émettrices de carte de crédit. Les conditions varient, mais généralement, en cas de décès ou de diagnostic de maladie grave, cette protection permet de rembourser le solde complet ou jusqu’à concurrence d’un certain montant.

Pour une perte d’emploi involontaire ou une invalidité, l’assurance paye habituellement entre 5 et 10% du solde de la carte chaque mois, et ce pour une période allant de 10 à 24 mois.

La prime à verser est calculée mensuellement en fonction du solde de votre carte. Plus il est élevé, et plus la prime le sera aussi.

En conclusion, sachez que les possibilités d’assurances sont multiples : assurance prêt hypothécaire, assurance prêt personnel et marge de crédit, assurance voyage, etc. En tout état de cause, il est essentiel de bien décrire votre situation à votre assureur, afin qu’il puisse vous proposer les produits les mieux adaptés pour vous.

Envie de vous lancer ? Tout au long de cette aventure, la Banque Nationale est là pour vous accompagner. Découvrez notre offre sur bnc.ca/immigrer.

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Édité le 5 juillet 2017

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