Qu’est-ce qu’un rendement normal en bourse?

Qu’est-ce qu’un rendement normal en bourse?
Jean Philippe Bernard Investir, Particuliers Investir, Particuliers

La volatilité des marchés boursiers sera toujours une préoccupation importante pour les investisseurs autonomes puisqu’elle affecte le  rendement de vos placements.

Les marchés financiers étant alimentés quotidiennement par des nouvelles économiques, géopolitiques et financières, ils s’ajusteront constamment au consensus des investisseurs sur le prix des actifs tels que les denrées, actions des entreprises, titres à revenu fixe, immobilier, etc.

Le parcours sinueux du marché boursier fait partie de son ADN. Afin de mieux interpréter le rendement de vos placements,  vous devez tenir compte du contexte historique du comportement boursier. Selon la publication annuelle Andex Charts en 2016, le rendement moyen des actions canadiennes et américaines a été de 9,5 à 11,5 % depuis 1950. Un investissement de 100 $ en 1950 valait plus de 115 000 $ en 2016 lorsque investi dans le SP 500 (1150 fois la mise). Cela démontre à quel point les actions peuvent créer de la valeur pour l’investisseur à long terme.

Or, les actions ont généré ce rendement moyen selon une trajectoire plutôt imprévisible.  La firme PWL Capital avait procédé en juin 2015 à des observations intéressantes sur le sujet. Selon l’étude, on avait noté que depuis 1970, une pondération égale en actions canadiennes, américaines et internationales n’aurait produit un rendement annuel dans une fourchette de 6 à 11 % qu’à seulement cinq reprises. Autrement dit, le rendement de ce portefeuille d’actions a été compris dans la fourchette « normale » qu’une fois sur 9!

Plus précisément, sur cette même période, les rendements « anormaux » ont été beaucoup plus fréquents :

  • 11 années ont été marquées par des pertes de 1 % ou plus
  • 16 années ont connu des gains d’au moins 19 %

La bourse génère des rendements hors de la moyenne 3 fois sur 5. Ce même type d’observation a d’ailleurs été fait sur une période beaucoup plus longue (depuis 1926) et dévoilée dans l’ouvrage de Ken Fisher – Debunkery.

Pour un investisseur, cette information est extrêmement capitale. En effet, à l’approche de la retraite ou d’un autre but financier, subir des rendements incertains et parfois négatifs de la bourse alors que les attentes de rendements moyens sont de 6 à 11 % peut certainement créer crainte et incompréhension. Dans un tel contexte, vouloir condamner la bourse et opter pour des produits où le capital est garanti (mais dont le rendement est vraiment moindre) sera un réflexe commun chez bien des investisseurs.

C’est là où le principe de diversification devient extrêmement important. On ne le dira jamais assez mais seule la diversification pourra amoindrir les risques dans votre portefeuille. Et celle-ci ne s’accomplie pas seulement en multipliant les titres boursiers. D’autres actifs comme les obligations, actifs immobiliers, titres alternatifs et autres devises pourront amoindrir les fluctuations de votre portefeuille car ils ne possèdent pas la même corrélation avec les actions. Dorénavant, avec les fonds négociés en bourse, il n’est plus nécessaire d’être un investisseur institutionnel pour avoir accès à ces véhicules de placement. Consultez le Centre de fonds négociés en bourse BNCD pour découvrir l’étendue de diversification que ce type de produit offre.

Rappelez-vous, les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs et plus on combine des corrélations distinctes dans un portefeuille, plus la diminution du risque en résultera et plus vous en ressortirez gagnant. À vous de jouer!

 

Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement celles de la Financière Banque Nationale. Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont fondées sur notre analyse et notre interprétation de ces informations et elles ne doivent pas être interprétées comme une sollicitation ou une offre visant l’achat ou la vente des titres mentionnées aux présentes.

Édité le 13 décembre 2017

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