Quelques pistes avant de choisir un expert pour obtenir des conseils financiers

Quelques pistes avant de choisir un expert pour obtenir des conseils financiers
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Choisir un expert pour obtenir des conseils financiers est une grosse décision, mais peu d’investisseurs réalisent que les professionnels qui offrent ce genre de service ne sont pas soumis à une réglementation précise et harmonisée dans la plupart des provinces.

Un comité d’experts mis sur pied par le gouvernement ontarien a fait plusieurs recommandations pour encadrer les problèmes les plus importants, notamment en ce qui a trait à la myriade de titres et de qualifications trompeurs et à l’absence d’obligation explicite d’agir dans l’intérêt supérieur des clients.

Cependant, cela n’empêche pas les investisseurs d’avoir de plus en plus recours à des services de conseils financiers.

Une étude réalisée en 2016 par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) a conclu que 56 pour cent de ses répondants travaillaient avec un spécialiste en conseils financiers, par rapport à 43 pour cent 10 ans plus tôt.

Pour les personnes qui envisagent de travailler avec un professionnel de la finance, des experts recommandent de prendre ces mesures avant d’arrêter son choix:

Vérifier l’inscription

Marian Passmore, directrice de la politique pour la Fondation canadienne pour l’avancement des droits des investisseurs (Fair Canada), affirme que les groupes de réglementation des valeurs mobilières n’acceptent d’inscrire que les firmes et les individus qui sont adéquatement qualifiés. Alors mieux vaut vérifier l’inscription d’un soi-disant expert.

«Plusieurs personnes ne le font pas», déplore Mme Passmore. «Si elles le faisaient, elles ne perdraient pas leur argent.»

Un bon point de départ pour vérifier l’inscription d’un expert est le site internet sontilsinscrits.ca, des ACVM. Celui-ci permet de faire une recherche pour vérifier si un planificateur financier est inscrit et s’il a déjà été sanctionné pour mauvaise conduite.

Poser des questions sur les produits et services offerts

Tous les spécialistes n’offrent pas les mêmes produits et services et n’ont pas tous la même expertise, alors il est important pour les consommateurs de bien saisir les différences.

Par exemple, la plupart des experts en finance sont inscrits auprès de l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACCFM) ou de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM). Bien que la plupart des spécialistes inscrits auprès de l’ACCFM ne puissent oeuvrer que dans les fonds communs, ceux de l’OCRCVM peuvent aussi offrir d’autres produits, incluant des actions et des fonds négociés en Bourse.

Dans les cas de services de planification financière — que ce soit pour réduire ses impôts, économiser en vue d’un gros achat ou préparer sa retraite —, il existe des dizaines de spécialités et les investisseurs ont vraisemblablement de la difficulté à les distinguer.

«L’OCRCVM compte plus de 30 qualifications pour ces professionnels, mais le niveau de difficulté ou les coûts associés à ces qualifications ne sont pas vraiment expliqués», note M. Passmore.

La certification de planificateur financier est une désignation respectable pour ceux qui veulent une combinaison de bons conseils d’investissement et d’expertise en planification financière, explique Ken Kivenko, président du comité de conseil de la Small Investor Protection Association.

«Ils peuvent aller au-delà de la simple phase d’investissement», affirme M. Kivenko. «Ils font des plans holistiques.»

Évaluer le coût d’un conseil

Les professionnels de la finance peuvent être rémunérés par salaire, par commission, par un tarif fixe ou par une combinaison de ces méthodes. C’est pourquoi il est important de s’assurer de bien comprendre comment ceux-ci sont payés, combien coûteront leurs services et comment cela pourrait influencer les recommandations qu’ils donneront.

Par exemple, plusieurs experts reçoivent une commission pour chaque produit qu’ils vendent, ce qui pourrait influencer leur recommandation pour un investissement ou un autre, selon les ACVM.

Mais minimiser les frais et autres coûts liés aux placements est un des éléments clés de base pour faire croître l’épargne des investisseurs.

Les fonds avec de faibles frais, comme les fonds communs associés à un indice ou les fonds négociés en Bourse, offrent un avantage dès le départ par rapport à leurs rivaux où les rendements sont associés à des coûts plus élevés. Et lorsqu’il est composé au fil des années, cet avantage peut devenir encore plus important.

David Hodges, La Presse canadienne

Cet article provient de La Presse Canadienne et a été obtenu légalement à travers le réseau de publication NewsCred.

Édité le 25 avril 2017