Prendre un bol d’air frais au Canada

Prendre un bol d’air frais au Canada
Mark Sissons, journaliste/PRÉSENT Particuliers, Vivre Particuliers, Vivre

Glaciers, forêts tropicales, sommets vertigineux et lacs tranquilles : le Canada possède l’un des plus vastes et l’un des plus anciens réseaux de parcs nationaux au monde. Regard sur certains des plus beaux joyaux de la nature sauvage canadienne.

 

Parc national Yoho

Parc national Yoho en Colombie-Britannique

Il n’y a rien de surprenant à ce que ce joyau des Rocheuses tire son nom du terme cri signifiant« émerveillement ». Parsemé de montagnes aux cimes enneigées, de chutes d’eau grandioses, de parois rocheuses, de lacs émeraude et de rivières rugissantes, le parc Yoho propose de vivre l’aventure, la vraie!

Quoi faire : Avec ses 400 km de sentiers, le parc offre plusieurs possibilités de randonnées de durée variable, qui figurent parmi les meilleures dans les Rocheuses. Une randonnée guidée d’une journée est également offerte pour partir à la découverte d’un des gisements fossilifères les plus importants du monde, les célèbres schistes argileux de Burgess.

Où loger : Admirez les panoramas époustouflants des Rocheuses depuis le confort d’une chambre d’hôtel, d’un chalet ou d’un gîte touristique situés à l’intérieur même du parc. Pour une expérience au grand air, optez plutôt pour une nuit sous la tente ou en refuge dans l’un des nombreux sites de camping, accessibles ou non en voiture.

Incontournable : Faites un pique-nique au bord du majestueux lac Emerald et finissez la journée en savourant un repas gastronomique dans l’un des deux restaurants du secteur.

Parc national des monts Torngat

Parc National des Monts-Torngat à Terre-Neuve-et-Labrador

Territoire inuit, le Parc national des Monts-Torngat (le plus récent au Canada) doit son nom au mot inuktitut torngait, qui signifie « lieu habité par les esprits ». Reculé et absolument magnifique, ce parc s’étend sur plus de 9000 km² et abrite les plus hautes montagnes à l’est des Rocheuses. Là-bas, d’immenses troupeaux de caribous se déplacent pour rejoindre leur lieu de mise bas, tandis que des ours polaires chassent le phoque le long des côtes accidentées de la mer du Labrador. Les Inuits y sont aussi présents et continuent de pratiquer la chasse et la pêche. Pour des raisons climatiques évidentes, le parc n’est accessible que l’été, de la mi-juillet à la mi-septembre.

Quoi faire : Un large éventail d’excursions (sportives, culturelles ou historiques) en compagnie de guides inuits de la région et de Parcs Canada est offert pour permettre aux visiteurs d’explorer les paysages et l’environnement particuliers de l’Arctique.

Où loger : Le parc ne possède aucun emplacement ni installation de camping désignés. Les visiteurs peuvent camper où bon leur semble, sauf sur les sites archéologiques. Toutefois, pour un peu plus de confort, le camp de base et la station de recherche des Monts-Torngat sont habituellement ouverts aux visiteurs de la fin juillet à la fin août. Détenus et exploités par des Inuits du Labrador, les lieux sont protégés par une clôture électrique à ours polaires, et on y offre plusieurs types d’hébergement, de la tente-chalet meublée et chauffée à la rudimentaire tente d’alpiniste. Les visiteurs peuvent également choisir de monter leur propre tente. Une occasion unique de partager votre quotidien avec les Inuits.

Incontournable : En soirée, bien emmitouflé dans des vêtements chauds, ne manquez surtout pas de vous reposer près du feu et d’admirer les magnifiques aurores boréales qui illuminent le ciel quasi quotidiennement.

Parc national des iles Golf

Réserve de parc national des Îles-Gulf en Colombie-Britannique

Premier parc national canadien créé au XXIe siècle, ce paradis marin est un véritable dédale composé de 16 îles et de 30 îlots et récifs qui parsèment la mer des Salish, au large de la côte sud de la Colombie- Britannique. Jouissant de la douceur d’un climat méditerranéen, la réserve abrite des orques, des phoques, des otaries, des marsouins et des dauphins qui y vivent dans des eaux tempérées, survolées par des aigles chauves et des faucons pèlerins.

Quoi faire : Les plus actifs peuvent s’adonner à la voile ou au kayak, emprunter des sentiers de marche et de vélo le long des côtes, ou encore gravir de spectaculaires sommets et jouir de panoramas époustouflants. Les adeptes d’histoire, quant à eux, peuvent visiter les phares historiques ou les vestiges des Premières Nations qui ont vécu sur ces terres pendant des milliers d’années, non loin de Vancouver et de Victoria.

Où loger : En plus des sites de camping disponibles sur quelques îles, des chalets, des auberges, des chambres d’hôtes  et des centres de villégiature accueillent les visiteurs sur les îles Pender.

Incontournable : À bord de votre propre embarcation ou d’un bateau-taxi, ne manquez pas l’occasion d’explorer les nombreuses destinations de la réserve qui ne sont accessibles que par bateau privé.

Parc national Forillon

Parc National Forillon au Québec

Protégeant la pointe nord-est de la Gaspésie sur le golfe du Saint-Laurent, le Parc national Forillon est une péninsule côtière montagneuse composée de quatre grands écosystèmes : aquatique, côtier, forestier et marin. Forêts boréales aux marais salants, falaises calcaires, dunes, tourbières… Ce parc est réputé pour ses panoramas à couper le souffle! Son nom proviendrait d’un mot de l’ancien français désignant « un petit îlot rocheux affichant un profil vertical  ».

Quoi faire: Lézarder sur la plage, faire du kayak de mer au milieu des baleines et des phoques ou encore simplement marcher dans l’un des nombreux sentiers pédestres, ce n’est pas le choix d’activités qui manque dans ce parc aux multiples facettes.

Où loger : Pour une expérience hors du commun, faites l’essai du microcube ou de la tente deux pièces, deux nouveaux types d’hébergement disponibles depuis l’année dernière à l’intérieur du parc. Ou encore, pour un confort assuré, louez un chalet en bordure du parc qui offre une vue exceptionnelle sur la baie de Gaspé.

Incontournable : Beau temps, mauvais temps, embarquez à bord d’un zodiac pour une plongée en apnée mémorable parmi les phoques gris et communs.

Parc national nahonni

Réserve de Parc National Nahanni au Yukon

Située le long de la frontière sud-ouest du Yukon, la Réserve de parc national Nahanni a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1978 en raison de ses canyons spectaculaires, de son ensemble unique de grottes karstiques, de ses sources thermales sulfureuses et des eaux vives de l’impressionnante Naha Dehé (la rivière Nahanni Sud).

Quoi faire : Les alpinistes expérimentés peuvent tenter de grimper le fameux Cirque des parois impossibles, tandis que les randonneurs ont la possibilité de marcher dans les traces des anciennes nations Dénées. Les pagayeurs chevronnés peuvent, quant à eux, défier la puissante Naha Dehé.

Où loger : Afin d’atténuer l’incidence du passage des touristes, le camping sauvage est fortement encouragé sur l’ensemble de la réserve. Toutefois, en raison de la fréquentation élevée à certains endroits, quelques emplacements de camping désignés ont été aménagés pour les visiteurs.

Incontournable : Participez à une excursion aérienne afin d’accéder aux endroits les plus éloignés et spectaculaires de la réserve.

Plus d’infos

Le site Internet de Parcs Canada fournit toutes les informations à jour sur l’ensemble de ces parcs et propose des guides de voyage à télécharger.

Édité le 20 avril 2018

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