Le guide des nouvelles façons de se faire payer

Le guide des nouvelles façons de se faire payer
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Que l’on soit un travailleur autonome ou que l’on gère une chaîne de 12 magasins, c’est bien LA question la plus importante à régler : comment nos clients payeront-ils nos produits ou services ?

Alors que le commerce en ligne et les achats « mobiles » s’enracinent de plus en plus dans les habitudes des consommateurs, l’expression « faire sonner le tiroir-caisse » n’aura bientôt plus beaucoup de sens. En effet, payer comptant n’est maintenant qu’un moyen parmi tant d’autres. Selon une récente étude de la firme Forrester, les achats en ligne dans l’industrie du détail représenteront en 2019 pas moins de 9,5 % de tous les achats effectués au Canada. Et en 2015, près du tiers des Canadiens avaient effectué un achat depuis leur téléphone intelligent, selon RetailMeNot.

Voici un guide de différentes solutions de paiement, selon le type d’affaires que l’on brasse.

Pour les travailleurs autonomes ou les micro-entreprises

Grâce à sa simplicité, Square s’est imposée depuis quelques années comme la solution de paiement idéale pour les petites entreprises ou les travailleurs autonomes qui vendent aussi bien en ligne que dans un point de vente.

Après vous être abonné au service (gratuitement), vous recevrez par la poste un lecteur de cartes (aussi gratuitement) qui transformera un téléphone intelligent ou une tablette en caisse enregistreuse virtuelle. On l’utilisera, par exemple, pour permettre aux clients d’un gîte touristique de payer leur séjour par carte de crédit.

Il n’y a aucuns frais mensuels pour utiliser le service. En revanche, vous aurez à payer des frais de transaction, soit entre 2,65 % et 2,9 % du prix total de la transaction. C’est relativement élevé, mais la simplicité se paie !

Une autre option si vous vendez surtout vos produits en ligne : PayPal. Son avantage principal : sa vaste base d’utilisateurs (de potentiels consommateurs) qui l’utilisent en tant que passerelle pour payer leurs achats en ligne sans avoir à communiquer au vendeur leurs informations financières.

  • Square
    Les plus : Démarrage simple et aucuns frais mensuels.
    Les moins : Des frais de transaction relativement élevés (entre 2,65 % et 2,9 % du total de la vente). Aussi : au Canada, Square n’offre pas le paiement par carte bancaire.
  • PayPal
    Les plus : Son vaste bassin d’utilisateurs, son intégration facile à une boutique en ligne.
    Le moins : Si un lecteur de carte permettant le paiement de produits dans un point de vente « physique » est offert aux États-Unis, cette option tarde à arriver au Canada.

Pour les boutiques en ligne

On le sait : vendre ses produits désormais passe de plus en plus par le Web. Aussi, se doter d’une solide plate-forme de commerce électronique devient désormais critique.

Dans ce créneau, Shopify et Magento sont les deux solutions qui dominent le marché. Shopify est une solution en ligne, mais payante, hébergée dans le « nuage ». Il est ainsi possible d’avoir « pignon sur le Web » sans avoir à investir dans une infrastructure TI.

En revanche, Magento est une solution en code source libre, et donc gratuite. Or, vous devrez installer et configurer la plate-forme sur vos propres serveurs, ce qui requiert des compétences en informatique. Des entreprises spécialisées existent pour vous épauler dans cette tâche, mais ce ne sera pas gratuit.

Cela dit, une fois installées, les deux plates-formes comprennent toutes les fonctionnalités pour gérer un magasin en ligne, de la gestion de son inventaire au paiement sécurisé des produits.

  • Shopify
    Le plus : Shopify supporte plusieurs passerelles de paiement, ce qui permet de vendre ses produits pratiquement partout dans le monde.
    Les moins : Des frais mensuels sont exigés (de 29 $ à 299 $) en plus d’un frais par transaction (près de 3 % du montant de la vente, en plus des frais de carte de crédit).
  • Magento
    Le plus : Sa gratuité, intéressante à long terme pour éviter les frais de transaction.
    Le moins : Les frais à payer potentiellement pour installer des serveurs et mettre à jour le système pourraient dépasser les frais exigés par une solution clés en main comme Shopify.

Pour les commerces ayant pignon sur rue

Il y a les boutiques en ligne, mais aussi tous ces détaillants « physiques » qui souhaitent ajouter une dimension de commerce électronique à leurs activités. C’est pour eux qu’a été conçu le système de point de vente de Lightspeed, une solution de commerce électronique qui permet en outre de regrouper les inventaires de plusieurs magasins.

La solution LightSpeed se charge de tout le processus de vente, de la commande du produit aux fournisseurs en passant par les écritures comptables.

Ainsi, pour gérer deux succursales d’un magasin, en plus d’une boutique en ligne, vous n’avez plus qu’un seul inventaire. De cette façon, par exemple, un magasin d’articles de ski pourrait vendre en succursale le dernier exemplaire d’un modèle de gants, et ce modèle sera automatiquement retiré de la boutique en ligne.

Si LightSpeed occupe une position dominante dans ce marché, il est à noter qu’il en existe d’autres, dont plusieurs conçues plus particulièrement pour des restaurants, par exemple. Aussi, avant de faire un choix aussi important pour son entreprise que celui d’un système de point de vente, mieux vaut comparer différentes solutions !

  • LightSpeed
    Les plus : Une solution éprouvée avec des fonctionnalités particulières à plusieurs types de commerces (animaleries, boutiques de vélo, magasins d’équipement de sport, bijouteries, etc.).
    Les moins : Frais mensuels relativement élevés (entre 99 $ et 289 $, plus 59 $ pour l’option « commerce électronique »).

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Édité le 22 décembre 2016

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