Un mode de vie plus sain? Sara Hodson en a fait son projet d’affaires!

Un mode de vie plus sain? Sara Hodson en a fait son projet d’affaires!
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Sara Hodson est la fondatrice et présidente de LIVE WELL Exercise Clinic, une entreprise basée en Colombie-Britannique qui offre aux personnes sédentaires ayant des problèmes de santé (diabète, obésité maladies cardiaques) des programmes de conditionnement physique et des conseils nutritionnels, le tout dans un environnement sécuritaire et supervisé.

Reconnue comme l’une des 100 femmes entrepreneures au Canada en 2015 au palmarès Châtelaine/Profit, et finaliste en 2015 au « SheEO Radical Generosity », Sara a gagné le prix de la Femme entrepreneure de Surrey en 2016 et a été en nomination pour le « Metro Vancouver YWCA Women of Distinction Award: Entrepreneur » cette même année. Entrevue.

Vous avez pratiqué la réadaptation cardiaque pour le Fraser Health Authority en 2011. D’où provient le concept LIVE WELL?

J’étais en congé de maternité avec mon quatrième bébé et j’ai réalisé que je ne voulais pas retourner au travail. Étais-ce le travail qui ne m’intéressait plus? Où était-ce ma profession? J’en suis venue à la conclusion que j’étais passionnée par ma profession, mais que le Fraser Health n’était plus le bon endroit pour moi. L’entraînement médical, soit l’idée que l’exercice représente une forme de médecine en soi, était une pratique émergente, et je savais que je voulais m’y consacrer.

Aviez-vous un plan?

Je suis une entrepreneure dans l’âme. Quand j’avais huit ans, j’ai transformé la propriété d’un acre de mes parents en terrain de golf et je faisais payer 2 $ aux enfants du voisinage pour venir y jouer! Je savais que je pouvais y arriver.

En Colombie-Britannique, la réadaptation cardiaque est un service payant, alors je savais qu’il n’y avait pas de barrière tarifaire. J’étais sûre de pouvoir compter sur les références des médecins. J’ai travaillé sur un plan d’affaires complet. Quand mon congé de maternité s’est terminé, j’ai quitté le Fraser Health et j’ai encaissé ma pension. J’ai emprunté 10 % des coûts de démarrage à ma famille et j’ai demandé (et obtenu) un prêt garanti du gouvernement fédéral pour le reste.

Vous n’étiez pas satisfaite d’ouvrir une seule clinique…

Mon plan a toujours été d’ouvrir plusieurs cliniques à différents endroits. Nous avons ouvert à Surrey en 2011 et, assez rapidement, nous avons rempli l’endroit. J’ai donc ouvert une autre clinique à proximité. Nous avons rapidement eu des membres venant de Vancouver. J’ai donc décidé d’ouvrir une autre clinique là-bas. Je suis retournée à la banque et j’ai obtenu un deuxième prêt du gouvernement.

Vous planifiez de franchiser LIVE WELL en 2016, comment vous est venue cette idée?

Nous avons ouvert notre clinique à Vancouver à côté du siège social de Nurse Next Door, une entreprise franchisée en soins de santé à domicile faisant partie du « PROFIT 500 ». Un homme de Nurse Next Door est venu me poser des questions sur, par exemple, nos taux de conversion. Je n’en avais aucune idée. Je ne savais pas qui il était jusqu’à ce qu’il me laisse sa carte professionnelle: c’était John DeHart, cofondateur de Nurse Next Door. Il a été mon mentor pendant deux ans, me ramenant aux objectifs que je m’étais fixés et me lançant des défis – il est maintenant mon partenaire et le chef de notre division des franchises.

Que diriez-vous autres jeunes entrepreneurs?

N’oubliez jamais que vous vous tenez debout sur le bord de l’échec. Ce sentiment vous aidera à rester concentré sur vos priorités et vous mènera au succès…

 

Photo et retouches: Martin Flamand, 2016

Édité le 2 novembre 2017

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