Mettez toutes les chances de votre côté pour redresser votre entreprise

Mettez toutes les chances de votre côté pour redresser votre entreprise
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Vous venez de perdre un gros contrat? Votre chiffre d’affaires a chuté de façon importante au cours des derniers mois? Vous essuyez perte après perte? Si votre entreprise est en difficulté, le plus important est de ne pas hésiter avant d’aller chercher de l’aide.

Ayez confiance et ne soyez pas gênés : nous sommes là pour aider les entreprises, explique Nicole Chalifoux, directrice principale, Redressement commercial à la Banque Nationale. Comment savoir s’il est temps d’en parler à son banquier

À quel moment faut-il parler de ses ennuis financiers avec son créancier?

Dès que l’on voit une détérioration de son encaisse. Si vous avez des difficultés financières, soyez certain que votre banquier est déjà au courant, souligne madame Chalifoux. Celle-ci insiste sur l’importance de bien suivre l’encaisse de son entreprise à l’aide d’un tableau de bord, afin de noter toute situation problématique. Avoir un bon contrôleur dans l’entreprise est essentiel. Si les difficultés s’accumulent, il ne faut pas attendre que la situation dégénère avant d’approcher son banquier. Nous faisons preuve de patience et d’ouverture d’esprit avec nos clients en difficulté. Nous créons une relation d’affaires personnalisée, explique Nicole Chalifoux.

Pour réussir, la confiance est essentielle

La directrice principale souligne que, une fois qu’elle prend un dossier en main, son équipe devient le « défenseur » de son client au sein de la Banque et auprès des partenaires qui pourraient être appelés à participer au redressement. Évidemment, cet engagement envers la réussite de l’entreprise doit s’appuyer sur une grande confiance entre la Banque et l’entreprise, ce qui est un élément clé. Le client doit donc faire preuve de transparence et respecter ses engagements tout au long de l’opération de redressement, qui dure habituellement de 18 à 24 mois.

Souvent, les entrepreneurs ont peur que l’on ferme leur entreprise ou qu’on la liquide, note la directrice principale. Ce n’est pas du tout notre objectif. Ce que nous voulons, c’est aider les entreprises à s’en sortir, pour les retourner auprès de leur banquier. L’intervention de la Banque est donc empreinte de respect et de compréhension. D’autant plus qu’il est important de préserver une bonne relation avec le client, tout en agissant avec diligence afin d’élaborer un plan d’action approprié.

Des solutions adaptées et un suivi régulier

Dès que l’équipe de madame Chalifoux a établi que l’entreprise a le potentiel pour surmonter ses difficultés, elle agit en collaboration avec l’entreprise pour trouver des solutions. Souvent, elle consentira un moratoire de paiement pour enlever de la pression sur l’encaisse. Dans certaines situations, la Banque négociera avec ses partenaires financiers pour trouver de nouvelles sources de financement. Elle peut aussi suggérer à son client de négocier avec ses fournisseurs les modalités de paiement.

Finalement, dans certains cas, la Banque fera appel à un consultant externe, pour épauler de près l’entreprise en redressement. Cette approche basée sur la confiance, l’écoute et la patience permet à de nombreuses entreprises de traverser des périodes difficiles, afin de renouer avec la rentabilité.

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Édité le 2 novembre 2017

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