Les 7 pièges de la planification stratégique

Les 7 pièges de la planification stratégique
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Comme nous l’avons vu dans l’article Les étapes de la planification stratégique, le processus de planification stratégique est un exercice structuré et indispensable auquel toute entreprise devrait se soumettre afin de connaître le succès. Toutefois, certaines mises en garde s’imposent.

Afin de débusquer les principaux pièges à éviter, nous avons retenu les conseils de Michel Grenier, directeur général du Centre d’entrepreneuriat ESG-UQAM et de Guy Dallaire, vice-président associé, vente et service aux entreprises à la Banque Nationale.

1er piège : croire qu’on peut s’en passer

À tort, certains entrepreneurs croient que la planification stratégique concerne seulement les grandes entreprises, qu’elles seules ont les moyens de se prêter à l’exercice.

À ne pas confondre avec le plan d’affaires, la planification stratégique se réalise tant au moment du démarrage d’entreprise, qu’en période de croissance, ou encore au moment où des changements importants surgissent.

La planification stratégique devrait faire partie des réflexes de base de l’entrepreneur. Elle permet de prévoir à l’avance où l’on veut aller à court ou à long terme, de déterminer les étapes pour y parvenir et d’anticiper les événements au lieu de simplement y réagir. Cette feuille de route incontournable aide l’entrepreneur à garder le cap, et ce, même en période de turbulences.

2e piège : ne pas être exhaustif

Guy Dallaire souligne que la planification stratégique est l’occasion de passer en revue un certain nombre d’éléments.

«On analyse les clients actuels et la clientèle potentielle, on fait le bilan des comptes fournisseurs, on vérifie si les termes de paiement respectent les normes de l’industrie ou pas. On examine la productivité de l’entreprise, on détermine si l’on aura suffisamment de main-d’œuvre pour mener à bien les nouveaux projets», énumère-t-il.

«Il peut également être nécessaire de faire ressortir les résultats, l’état du marché et les concurrents», mentionne Michel Grenier.

3e piège : se fier sur la croissance «naturelle»

Les PME qui souhaitent mettre le cap sur la croissance ont tout intérêt à mettre en place une démarche de planification stratégique.

«Dans une perspective de croissance – on veut par exemple acquérir une autre compagnie, acheter des actifs, de l’équipement, conquérir de nouveaux marchés – la planification stratégique est essentielle, car sinon on navigue à l’aveugle», explique Guy Dallaire.

En tout état de cause, il faut étayer solidement les hypothèses émises en termes de prévisions budgétaires. Par exemple, si on parle d’acquisition d’équipement, on évalue quel est le taux de financement, la période d’amortissement et autres détails pertinents.

4e piège : s’imaginer que l’exercice est terminé

Notre plan ayant servi à prioriser les projets, il faut ensuite effectuer un suivi régulier et apporter les ajustements nécessaires pour tenir compte de l’évolution des projets.

Pour un plan d’action à court terme s’échelonnant sur une période d’un an, le suivi devra s’effectuer sur une base mensuelle. En revanche pour une planification à long terme, pour des projets durant de trois à dix ans, l’évaluation se fera plutôt annuellement. Il peut aussi être très utile d’utiliser un tableau de bord pour faciliter le suivi.

5e piège: ça ne vaut pas la peine pour les petites entreprises

Détrompez-vous, car un plan stratégique peut-être bénéfique à toutes les organisations, qu’elles soient grandes ou petites. Sa préparation n’entraîne pas nécessairement des coûts élevés. Même un investissement de temps minime dans la planification stratégique augmentera les chances de succès de vos projets.

6e piège : tout faire seul et en silo

On aura parfois avantage à confier la planification stratégique à un consultant externe qui a le luxe de pouvoir poser un regard neutre et objectif sur l’organisation.

À l’interne, qui devrait s’occuper de cette démarche de planification? Avec le plein soutien du chef d’entreprise, une équipe composée de personnes-clés de l’entreprise responsable de cette tâche.

7e piège : ne pas remettre en question les décisions du passé

Une fois l’exercice terminé, il est temps de se poser les vraies questions. La stratégie doit évoluer en fonction des réalités changeantes. Par exemple, une entreprise oeuvrant dans le domaine de l’imprimerie devra impérativement changer sa feuille de route en tenant compte de l’essor des nouvelles technologies.

Au bout du compte, parce qu’elle favorise la prise de décisions éclairées, une vision structurée, détaillée et chiffrée des projets d’expansion de l’entreprise aide à mettre toutes les chances de réussite son côté… tant qu’on sait en éviter les pièges!

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Édité le 22 décembre 2016

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