Cinq bonnes raisons d’épargner dans la vingtaine

Cinq bonnes raisons d’épargner dans la vingtaine
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Des boules, un paradis fiscal, un coffre-fort, un toit et ne pas travailler à 85 ans : voilà pourquoi tu devrais mettre un peu de cash de côté dès maintenant.

  1. Grosse boule vs petite boule

Aimerais-tu faire de l’argent sans devoir travailler? Quand tu investis dans un REER, c’est exactement ce qui se passe.

Tes placements dans un REER génèrent des intérêts. Avec le temps, ces intérêts-là génèrent à leur tour des intérêts, qui génèrent aussi des intérêts, et ainsi de suite. En français, tu fais de l’argent sur l’argent que tu fais. Et plus tu commences à épargner tôt, plus tes placements ont le temps de travailler pour toi.

C’est comme une boule de neige qui grossit en dévalant une pente. Si tu lances deux boules identiques, mais que tu laisses tomber la seconde d’un point plus élevé que la première, elle roulera plus longtemps et deviendra beaucoup plus grosse que l’autre–en finances, tout le monde préfère les grosses boules.

Prenons une fille de 20 ans qui met 5 000 $ par année dans son REER et un gars de 30 ans qui en place 10 000 $ par an. À 40 ans, les deux auront sorti 100 000 $ de leurs poches. Mais grâce aux intérêts qui font des intérêts, la fille va avoir 219 000 $* dans son REER, tandis que le gars aura juste 148 000 $. Économiser moins d’argent par année et faire 71 000 $ de plus, c’est un bon deal.

OK, tu n’as peut-être pas 5 000 $ à mettre dans un REER à 20 ans. Pas grave. Tu peux mettre juste 10 $ si tu veux. L’idée, c’est de commencer plus tôt que tard.

  1. Ton paradis fiscal à toi

Tu as l’impression de payer trop d’impôts? Le REER est là pour toi. Tout l’argent que tu y verse est déduit de ton revenu imposable. Si tu as pris 5 000 $ de REER, et que ton salaire est de 40 000 $, le gouvernement calculera ton impôt à partir d’un revenu de 35 000 $. Résultat : tu recevras probablement un beau gros remboursement d’impôt à la fin de l’année.

Mieux encore, si tu investis ton REER dans des fonds communs, des actions, des obligations ou quoi que ce soit qui n’est pas de l’argent liquide, tous les gains et les intérêts que tu fais ne sont pas imposables. Vois ça comme le paradis fiscal (légal) des pas riches.

  1. Se protéger de soi-même

Épargner, c’est la même chose qu’étudier : ton avenir en dépend, mais ça serait tellement plus le fun d’aller boire de la bière. Et bien souvent, c’est le côté obscur de la force qui l’emporte.

On ne sait pas trop comment t’aider à étudier, mais on connaît un truc pour épargner : les pénalités fiscales.

Si tu places ton argent dans un compte chèques, c’est facile de céder à la tentation d’y piger pour t’acheter un troisième manteau d’hiver. Mais si tu la mets dans un REER, tu ne peux pas la retirer avant ta retraite sans payer les impôts que tu as épargnés. Ouch!

Bref, vois le REER comme un coffre-fort qui te protège contre le plus dangereux des voleurs : toi-même.

  1. Ta place à toi

Là, on vient de dire que tu ne peux pas retirer d’argent de ton REER avant ta retraite. On t’a un peu menti.

Le jour où tu voudras t’acheter un condo en ville—où une maison en banlieue avec une minifourgonnette, si tu es du genre vite en affaires — il te faudra une mise de fonds d’au moins 5 %. Le REER peut t’aider à y arriver de deux façons, s’il s’agit de ta première résidence.

Premier cas : tu as déjà des sous dans un REER. Le gouvernement, qui est bien gentil, te permet de sortir jusqu’à 25 000 $ pour ton cash down, sans pénalité. C’est intéressant, car, rappelle-toi, tu n’as pas payé d’impôt sur cet argent. Ce petit truc s’appelle Régime d’accession à la propriété, mieux connu sous le nom de RAP.

La deuxième technique est un peu plus tordue. Tu as zéro REER, mais un peu d’épargne. Tu peux alors emprunter à la banque et mettre l’argent obtenu dans un REER. Quatre-vingt-dix jours plus tard, tu retires l’argent et tu rembourses ton prêt. Pourquoi c’est intéressant que tu demandes? Parce que ça réduit ton revenu imposable, ce qui génère un remboursement d’impôt de 2 000 $ à 4 000 $, selon ta situation. Et cet argent-là, tu le mets dans ta mise de fonds.

Tu n’as pas compris? Appelle ton banquier, il connaît tous ces trucs.

  1. Arrêter de travailler

Aujourd’hui, ta job te fait peut-être triper. Mais lorsque tu auras 74 ans–oui, ça va arriver un jour–et que l’âge de retraite sera fixé à 85 ans parce que l’espérance de vie sera rendue à 107 ans, tu vas peut-être en avoir ta claque, de ton travail.

Avec un REER raisonnablement garni, tu pourras arrêter de bosser à 65, 60 ou même 50 ans. La retraite est un concept abstrait dans ta tête? Dis-toi que ce qui te fait plaisir aujourd’hui–la bonne bouffe, les voyages, les collections de timbres, peu importe–risque encore de te plaire à 60 ans. Et ces choses-là, ça coûte de l’argent.

*En supposant un rendement annuel de 7 %.

Édité le 15 août 2017

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