Entrepreneuriat au féminin: vaincre la peur du risque

Entrepreneuriat au féminin: vaincre la peur du risque
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Les statistiques de l’Indice entrepreneurial québécois 2017 révèlent des résultats encourageants sur les femmes en entrepreneuriat. En effet, elles seraient maintenant plus nombreuses qu’avant à passer du « rêve de création d’entreprise » à la « démarche pour démarrer une entreprise ». Pour représenter cette tendance, portrait de deux femmes qui ont osé réaliser leur rêve entrepreneurial.

Clarisse Fournier a quitté sa France natale et a laissé un emploi en marketing pour faire aboutir à Montréal son projet entrepreneurial avec son conjoint et son meilleur ami. Anne-Sophie Riopel-Bouvier s’est lancée en affaires avec ses parents, tout en poursuivant sa carrière dans les Forces armées canadiennes.

Des entrepreneures qui n’ont pas froid aux yeux

« Les représentations du rôle de l’homme et de la femme sont telles qu’il y a encore beaucoup de préjugés. Mais je suis sûre qu’il y a 30 ans, le taux d’entrepreneuriat féminin était encore plus faible qu’il ne l’est aujourd’hui! », avance Mme Fournier qui, avec ses deux complices, a lancé On Mange Quoi? (OMQ), un service de plats prêts à manger et prêts à cuisiner offerts en machine distributrice. Clarisse Fournier n’a pas peur du changement : la preuve, elle passe de professionnelle en marketing à femme d’affaires dans un domaine très complexe et réglementé.

Fonceuse, Anne-Sophie Riopel-Bouvier fait tomber les clichés un à un. Pilote et instructeur dans les Forces, elle travaille dans le domaine de la sécurité publique. Son entreprise EXO Tactik offre un service de soutien aérien spécialisé en sécurité publique par drone. Comme quoi même la sécurité publique peut profiter des dernières tendances en imagerie.

Confronter la peur du risque

Les statistiques révélées par l’Indice entrepreneurial québécois au cours des dernières années montraient que, bien souvent, les femmes étaient plus réfractaires au risque.

« Pour moi, le risque n’est pas lié au genre, mais beaucoup plus à la motivation qui est derrière la volonté de créer une entreprise. Si ta motivation principale, c’est de générer des revenus immédiatement, tu auras peut-être davantage peur du risque. Mais si tu démarres l’entreprise parce que tu adores ce que tu fais, et que tu veux devenir indépendante et avoir plus de liberté, le risque sera plus réfléchi, plus posé! », confie Clarisse Fournier.

Savoir s’écouter et se faire confiance

À toutes celles qui songent à se lancer dans l’entrepreneuriat et qui hésitent, nos deux femmes d’affaires lancent un cri du cœur : « Foncez! » De fait, le manque de confiance est souvent l’un des principaux obstacles.

Anne-Sophie Riopel-Bouvier est, à ce sujet, catégorique : « Il faut sentir sa force intérieure, écouter sa petite voix, et y aller! Personne ne va nous prendre par la main! »

« Il faut croire en soi, croire en son projet et bien s’entourer », ajoute Clarisse Fournier. Car la solitude peut être, pour les femmes entrepreneures, un autre de ces obstacles importants.

Se joindre à un groupe

Bien s’entourer signifie notamment joindre une structure ou côtoyer des personnes qui croiront au projet entrepreneurial, qui le feront progresser et mûrir. Les regroupements de femmes entrepreneures, le mentorat ou des incubateurs d’entreprises tels l’Accélérateur Banque NationaleHEC Montréal ou entrePrism sont tous des moyens de bâtir cette confiance et de briser l’isolement.

Encourager les femmes à se lancer en affaires

Anne-Sophie Riopel-Bouvier et Clarisse Fournier ont fait le choix et pris le risque de créer leur entreprise. Et que de plus en plus de femmes fassent le saut vers le monde de l’entrepreneuriat est une bonne nouvelle pour l’économie québécoise.

Mais il faut encore, selon Clarisse Fournier, continuer à encourager la fibre entrepreneuriale des femmes. Elle rêve du jour où l’on ne parlera plus d’entrepreneuriat au féminin, mais d’entrepreneuriat tout court.

« Il est important de sensibiliser à l’entrepreneuriat dès l’école secondaire. Il faut démontrer aux jeunes, et notamment aux jeunes femmes, qu’il y a un autre choix de carrière possible, qu’il y a un autre mode de vie possible. Il faut montrer qu’on peut y parvenir quand on y croit. Avec l’entrepreneuriat, c’est possible de s’accomplir, tu peux devenir libre, tu peux arriver à concilier une vie de famille et une vie personnelle! »

Pour plus d’information sur l’entrepreneuriat au féminin, consultez l’Indice entrepreneurial québécois 2017.

Édité le 8 mars 2018

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