L’École d’entrepreneurship de Beauce: pour apprendre le succès

L’École d’entrepreneurship de Beauce: pour apprendre le succès
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L’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB) offre un concept de formation unique au Québec pour les entrepreneurs d’expérience.

Depuis ses débuts, il y a 6 ans, elle a formé près de 200 chefs d’entreprises bien établies, faisant grimper leur chiffre d’affaires de 13 % en moyenne! Entrevue avec Isabelle Le Ber, directrice générale de cette école qui sort de l’ordinaire.

Quelle est la clé du succès de l’EEB?

L’EEB s’appuie sur le concept du E-to-E, c’est-à-dire le transfert d’expérience d’entrepreneur à entrepreneur. C’est un lieu où l’on met en contact nos participants, les entrepreneurs-athlètes, avec des chefs de file en entrepreneuriat au Québec, les entrepreneurs-entraîneurs, qui offrent leurs services de façon bénévole. Nous avons près de 100 entraîneurs, dont par exemple Marc Dutil, fondateur de l’EEB et président et chef de la direction du Groupe Canam, Jacques Deschênes de Groupe Deschênes, et Jean-Claude Poitras, créateur de mode et designer.

Comment se déroulent les formations?

Notre programme principal, le programme Élite, se déroule en 12 modules de 5 à 6 jours répartis sur 2 ans, et le programme Émergence, en 5 modules de 4 jours répartis sur 8 mois. Chaque séjour de formation inclut deux fois 24 heures avec nos professeurs, des témoignages inspirants, de l’apprentissage par l’action, de la mise en pratique, des outils et des partages. Les entrepreneurs-athlètes ont aussi un coach attitré qui anime la formation.

De plus, deux coachs sportifs les suivent à travers les séjours et leur préparent un programme d’entraînement selon leurs besoins et leurs intérêts : course, marche, vélo, etc. L’entrepreneur se retrouve au cœur d’une approche dite 360 qui touche non seulement à lui-même, mais aussi à sa famille et à sa santé. Notre prémisse, c’est qu’un chef en santé est un chef plus performant. Les participants dorment à l’École, une ancienne auberge remise à neuf, afin de pouvoir se consacrer entièrement à leur formation.

À qui s’adresse le programme Élite?

Il vise les entrepreneurs ayant plus de 10 ans d’expérience, plus de 20 employés et un chiffre d’affaires de 12 millions de dollars et plus. Souvent, ces entrepreneurs s’inscrivent à la formation parce qu’ils ont atteint un plateau. Plusieurs ont pris la relève d’une entreprise et ont appris sur le tas. Ils ont fait le tour du jardin et ne savent plus par où passer pour poursuivre leur croissance. Élite agit comme un accélérateur pour les aider à propulser le développement de leur entreprise.

Vous avez aussi un programme pour les nouveaux entrepreneurs, le programme Émergence?

Oui. Ce programme s’adresse aux entrepreneurs en affaires depuis 5 ans et moins ou à des entrepreneurs qui se préparent à prendre la relève d’une organisation. Cette hétérogénéité dans le groupe est cruciale. Les nouveaux entrepreneurs rappellent à ceux de la relève que c’est dur de démarrer une entreprise. Quant aux entrepreneurs de la relève, ils rappellent à ceux qui démarrent que ce n’est pas facile non plus de prendre la relève de ses parents!

Une formation à l’EEB coûte cher. Est-ce que cela en vaut la peine?

Nous avons réalisé une étude l’an passé pour mesurer l’impact de notre programme Élite auprès de nos anciens participants. Le résultat est spectaculaire. Les participants au sondage rapportent que leur profit a augmenté de 39 % entre le début et la fin de leur programme, que leur chiffre d’affaires a bondi de 13 % et que leur réseau de contacts s’est multiplié par 23. Le programme Élite coûte 56 000 $, et le programme Émergence, 18 000 $. Cependant, dès qu’ils commencent la formation, les participants nous disent que ce n’est pas assez cher! Cela nous démontre que nous remplissons notre mission : aider les chefs à progresser, à se questionner et à aller chercher ce dont ils ont besoin pour amener plus loin leurs entreprises, leurs équipes et leur communauté.

Découvrez comment l’École d’entrepreneurship de Beauce a aidé l’entreprise Fraco.

 

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Édité le 22 décembre 2016

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