Ulule: le sociofinancement, bien plus que de l’argent!

Ulule: le sociofinancement, bien plus que de l’argent!
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Depuis son lancement en France en 2010, la plateforme de sociofinancement Ulule a aidé près de 15 000 projets à atteindre leur objectif de financement participatif.

Louis-Maxime Lockwell, directeur des projets chez Ulule Canada, nous parle de cette plateforme désormais bien implantée chez nous.

Pouvez-vous nous présenter Ulule Canada ?

Ulule Canada est plus qu’un simple satellite d’Ulule France. Nous voulons qu’Ulule devienne la plaque tournante du sociofinancement au Canada.

Depuis juin 2015, nous avons aidé une centaine de projets à atteindre leur objectif de financement, et il y en a plusieurs autres en cours. Nous avons un taux de succès de 87 %, alors que c’est 69 % pour l’ensemble d’Ulule, et 36 % sur Kickstarter. C’est gigantesque !

Qu’est-ce qui distingue Ulule des autres plateformes de sociofinancement ?

Notre grande particularité est l’accompagnement que nous offrons. Nous fournissons aux porteurs de projets un coaching étroit et personnalisé. Nous les rencontrons ou nous les conseillons par téléphone ou par Skype. Nous savons ce qui fait qu’une campagne fonctionne ou pas, et notre taux de succès en est la preuve. Pour nous, pas question de laisser mourir une campagne dans laquelle nous croyons !

Comment les « porteurs de projet » prennent-ils contact avec vous ?

Nous tenons régulièrement des Cafés-croissants où nous présentons la plateforme Ulule et les clés d’une campagne à succès. La plupart de ces présentations ont lieu à l’espace collaboratif Esplanade, et sur demande à l’extérieur de Montréal. Les participants en sortent avec des étoiles dans les yeux… D’autres déposent leur projet directement sur notre site.

Comment se déroule le processus de sélection des projets ?

La première étape consiste à soumettre le projet sur le site d’Ulule. Nous évaluons ensuite chaque projet. Parfois, c’est évident si ça passe ou pas. D’autres fois, nous contactons le porteur pour en discuter. L’objectif est d’évaluer où il en est dans le développement de son idée. S’est-il incorporé ? A-t-il déjà réalisé des ventes ? En est-il encore à l’étape de rêver de son projet ? Nous voulons tomber amoureux de son projet !

Il s’agit aussi de lui faire prendre conscience de l’énergie que demande un tel projet. « Sociofinancement » veut dire réseau, communications, prise de photos… Nous l’aidons à cheminer dans toutes ces étapes, mais c’est beaucoup de travail. Lors de cette sélection, 75 % des projets sont acceptés. Certains sont simplement remis à plus tard parce que les porteurs ne sont pas encore prêts à se lancer. D’autres porteurs abandonnent, pour une variété de raisons. Au final, 60 % des projets déposés sur le site lancent leur campagne.

Êtes-vous spécialisés dans un type de projets en particulier ?

Nous sommes une plateforme généraliste. Les projets touchent les domaines artistique, culturel, social, environnemental ou entrepreneurial. Au Québec, nous avons surtout des projets sociaux et écologiques.

Combien coûte la démarche ?

Ulule retient 5 % en commission sur les campagnes; c’est la norme parmi les plateformes de sociofinancement. Ce à quoi s’ajoutent des frais transactionnels de 3 %. Donc sur 100 $ recueillis, le projet reçoit 92 $.

Les campagnes fonctionnent selon le principe du « tout ou rien » : pour obtenir l’argent, il faut avoir atteint son objectif pendant la période prévue (autour de 45 jours, habituellement). C’est un principe qui crée un sentiment d’urgence et qui pousse à mettre tout en œuvre pour réussir.

Outre l’argent recueilli, quel est l’intérêt du sociofinancement pour lancer un projet ?

Le sociofinancement a l’avantage de donner une notoriété au projet. Il permet de se construire une base d’adeptes, de mettre l’idée à l’épreuve. C’est une étude de marché de luxe ! Parfois, on attire l’attention des médias, ce qui donne de la crédibilité au projet lorsque vient le moment d’aller voir une institution financière pour demander un prêt.

Si le projet ne lève pas autant que prévu, ça mène l’équipe à se poser des questions et à retravailler certains aspects. La façon de présenter le produit, par exemple. Les porteurs de projets tissent aussi des liens entre eux. Par exemple, Aliments Racine a pris contact avec l’épicerie LOCO, et va y vendre ses produits. Et quand nous faisons des présentations ou des événements, nous invitons nos porteurs de projets… C’est tout un réseau !

Quelles sont les clés d’une campagne de sociofinancement réussie ?

Premièrement, il faut une belle histoire autour du projet : d’où il vient, quel impact il aura sur la société… Ça prend aussi un réseau. Il ne faut pas avoir peur d’inviter les gens à embarquer dans l’aventure. Aider les porteurs de projet à « trouver leur village », c’est une grosse partie du coaching que je fais. Après, les gens qui ont appuyé le projet en redemandent !

Découvrez comment Ulule a aidé l’entreprise Concept Geebee.

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Édité le 2 novembre 2017

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