Protégez votre hypothèque en cas de maladies graves ou d’invalidité

Protégez votre hypothèque en cas de maladies graves ou d’invalidité
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Êtes-vous détenteurs d’un emprunt hypothécaire? Lors de la signature de votre prêt, vous avez peut-être eu le sentiment que les assurances prêt hypothécaires maladies graves ou invalidité ne vous concernaient pas. Pourtant, un accident ou une maladie ne s’annoncent que rarement bien et leurs répercussions peuvent se faire sentir longtemps.

C’est pourquoi, de l’avis de Michel Savard, Directeur, Évolution des pratiques de vente et Coaching pour le secteur Assurances, chez Banque Nationale, comme propriétaire, vous avez tout intérêt à considérer ce filet de sécurité adapté au vieillissement de la population et à une vulnérabilité croissante à certaines maladies courantes.

Pourquoi souscrire à une assurance prêt hypothécaire maladies graves

Sans vouloir vous faire peur, les probabilités que vous développiez une maladie grave, durant la période où vous avez la responsabilité de rembourser votre hypothèque, sont beaucoup plus élevées que les probabilités que vous décédiez.

Donc sur le plan statistique, il y a plus de chances que vous utilisiez d’une assurance prêt hypothécaire maladies graves qu’une assurance-vie.

La Société canadienne du cancer indique qu’elle prévoit que « près de 1 Canadien sur 2 serait touché par le cancer au cours de sa vie ». Par contre, un accident mortel ou un diagnostic fatal peut aussi survenir et donc, une assurance-vie est également une bonne protection pour ne pas laisser un fardeau financier à vos proches.

Les maladies couvertes

Habituellement, l’assurance prêt maladies graves offerte par les institutions financières couvre trois des conditions médicales sévères qui affichent le plus grand nombre de réclamations au Canada : la crise cardiaque, l’accident vasculaire cérébral (AVC) et la plupart des cancers quand ils constituent une menace pour la vie, c’est-à-dire quand ils ne sont pas à un stade trop précoce (par ex. stade A).

C’est d’ailleurs pourquoi les contrats d’assurance peuvent parfois paraître complexes à vos yeux. Une terminologie médicale est nécessaire pour permettre aux médecins de déterminer si une condition est couverte ou non. En matière de couverture, certaines assurances peuvent aller jusqu’à couvrir 25 types de maladies, dont des maladies dégénératives.

Assurance invalidité versus assurance maladies graves

Connaissez-vous la distinction entre ces deux types d’assurance? En fait, ce sont deux produits qui, tout en étant complémentaires, ne répondent pas aux mêmes besoins.

L’assurance invalidité fait en sorte de remplacer une partie de votre revenu durant un arrêt de travail, alors que l’assurance maladies graves assure le paiement d’une somme d’argent importante au moment où on vous en avez le plus besoin.

L’assurance maladies graves sur votre prêt hypothécaire vous permet ainsi de prendre le temps de guérir sans craindre de vous endetter davantage.

Par exemple, Banque Nationale Assurances verse chaque année environ 20 millions de dollars en prestations d’invalidité et maladies graves pour rembourser en partie ou en totalité le prêt hypothécaire à des gens qui avaient souscrit à cette assurance. C’est autant d’argent que ces personnes malades, incapables de travailler pendant une ou plusieurs années, n’ont pas eu à piger dans leurs économies.

Faute d’une couverture d’assurance suffisante, certaines personnes se tournent parfois vers leur REER pour subvenir à leurs besoins quotidiens durant leur convalescence. Or, si cela leur évite de sombrer dans un gouffre financier, le choix de piger dans leur REER risque de mettre en jeu leur qualité de vie à la retraite.

Des pertes financières à prévoir

Statistiques Canada révèle que le revenu familial d’un couple, dont l’un des deux conjoints, est atteint d’un cancer, peine à retrouver son niveau financier cinq ans après le diagnostic.

Il faut aussi prendre en compte qu’en plus de toutes les obligations financières habituelles à honorer, que ce soit l’hypothèque, l’épicerie ou les dépenses pour les enfants, les personnes malades peuvent devoir acquitter des frais supplémentaires.

Dans une étude réalisée par la Coalition Priorité Cancer, l’organisme indique que ces pertes avoisinent environ 19 000 $ pour chaque couple dont l’une des deux personnes est atteinte du cancer, un an après le diagnostic.

L’origine des frais

Cette dette trouve notamment sa source dans les frais jonchant le chemin vers la guérison. En raison du système de santé public, vous pourriez croire que tomber gravement malade ne coûte rien.

Or, plusieurs personnes atteintes d’un cancer doivent se déplacer hors de leur région pour recevoir leurs traitements, ce qui entraîne des frais de transport, d’hébergement et de restauration pour les proches, entre autres.

Ensuite, il faut savoir que certains des médicaments qui amoindrissent les effets secondaires de la chimiothérapie ne sont pas couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). C’est aussi le cas de certains traitements contre le cancer qui ne sont pas couverts par l’assurance maladie.

Alors, mieux vaut vous protéger et opter pour une couverture d’assurance adéquate, car la facture pourrait être très salée…

Le saviez-vous?

C’est le médecin Marius Barnard qui est à l’origine de cette protection d’assurances qui est apparue au début des années 80, en Afrique du Sud. Frère du chirurgien ayant réussi la première transplantation cardiaque en 1967, il a constaté que, non seulement il était possible de survivre à des maladies auparavant mortelles, mais que les patients sortaient souvent de leur convalescence avec des difficultés financières. Il a donc encouragé les compagnies d’assurances à offrir une protection sous forme d’un montant forfaitaire qui serait versé à l’assuré afin de l’aider à supporter certains frais en cas de diagnostic de maladie grave.

Dans le cas de l’assurance prêt hypothécaire, l’institution financière rembourse le solde assuré du prêt ce qui permet normalement de libérer des sommes d’argent disponibles pour les dépenses supplémentaires.

Édité le 18 décembre 2017

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