L’Accélérateur de l’IEBN: des entreprises d’ici à la conquête du monde

L’Accélérateur de l’IEBN: des entreprises d’ici à la conquête du monde
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L’Accélérateur de l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale HEC Montréal (IEBN) vient tout juste de former sa cohorte 2016.

Le professeur Luis Cisneros, directeur de l’IEBN, nous présente cet accélérateur dont les poulains connaissent déjà de beaux succès sur la scène internationale.

Qu’est-ce qui a motivé la création de l’Accélérateur de l’IEBN ?

Nous avons constaté que plusieurs étudiants de Polytechnique, de l’Université de Montréal et de HEC Montréal créaient des entreprises pendant ou après leurs études, mais qu’il leur manquait l’accompagnement pour croître rapidement et se développer à l’international. Il s’agissait donc de répondre à ces besoins, ce que nous avons pu faire notamment grâce au soutien financier de la Banque Nationale.

Qu’est-ce qui distingue ce programme de l’IEBN des autres accélérateurs ?

D’abord, l’aide au rayonnement international que nous offrons à nos entrepreneurs. Nous avons mis sur pied le programme « Ambassadeurs », qui couvre une grande partie de leurs frais de voyage lorsqu’ils sont invités à donner une conférence ou à participer à une compétition à l’étranger. Nous les aidons aussi à préparer leur présentation en vue de l’événement.

Ainsi, même si nous sommes un jeune accélérateur, nos diplômés ont déjà remporté plusieurs compétitions, dont l’édition 2016 de G20YEA (la compétition de start-up du G20) à Shanghai. Sur la cinquantaine d’entreprises participantes, quatre étaient passées par notre accélérateur. Harold Dumur, cofondateur d’OVA, a remporté le premier prix.

L’Accélérateur de l’IEBN est aussi l’accélérateur québécois qui donne le plus grand accès à du financement non dilutif. Cela peut prendre la forme d’un prêt d’honneur Waechter (de 10 000 $ à 20 000 $) ou de prix remis lors de notre Demo Day (40 000 $ au total). Nos participants sont aussi présélectionnés pour des prêts de 15 000 $ à 45 000 $ à taux avantageux grâce à notre certification « Futurpreneur BDC ».

Y a-t-il des frais d’inscription à l’Accélérateur de l’IEBN ?

Non, c’est gratuit pour les participants, grâce au soutien financier de la Banque Nationale. Nous ne prenons pas non plus de participation dans les entreprises sélectionnées.

Quels sont les principaux critères de sélection ?

D’abord, l’équipe doit compter parmi ses membres au moins un étudiant ou diplômé de HEC, de Polytechnique ou de l’Université de Montréal. Ensuite, l’entreprise doit avoir déjà validé son modèle d’affaires : avoir développé un prototype fonctionnel ou un service viable et avoir trouvé des clients ou un marché.

Nous cherchons des entreprises qui ont un projet innovant, de préférence avec une valeur sociale ou environnementale. Nous accordons aussi une grande importance au potentiel de croissance, au Canada et à l’étranger. Ce doit être un modèle qui peut grandir, en matière de chiffre d’affaires, de volume de production ou de ventes, de parts de marché ou de nombre de franchises.

Quelle forme prend l’encadrement offert à l’Accélérateur de l’IEBN ?

C’est un programme de 12 semaines, qui implique 40 intervenants : des professeurs, des consultants et des entrepreneurs. Les professeurs apportent un savoir approfondi et mènent les entrepreneurs à prendre du recul; les consultants proposent des outils et des savoir-faire; les entrepreneurs offrent leur témoignage.

Et quelle est la philosophie d’accompagnement derrière cet encadrement ?

Parce qu’ils rencontreront forcément des obstacles dans leur parcours d’entrepreneur, nous voulons préparer les participants à les surmonter. Nous valorisons l’échec et nous cherchons à développer la résilience.

Nous tâchons aussi d’être à l’avant-garde en ce qui concerne les outils d’accompagnement. Nous sommes à l’affût des outils employés dans les écosystèmes entrepreneuriaux les plus performants, comme Silicon Valley et Tel-Aviv, et nous les mettons à la disposition de nos participants. La matrice de modèle d’affaires en est un exemple : c’est un outil qui est en voie de remplacer le plan d’affaires. Nous en avons développé une en collaboration avec la Banque Nationale et nous l’utilisons dans notre encadrement.

Découvrez comment l’Accélérateur de l’IEBN a aidé l’entreprise Ova.

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Édité le 22 décembre 2016

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