Portrait d’entreprise : Groupe CEGER

Portrait d’entreprise : Groupe CEGER
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Quand on réalise des projets industriels lourds en milieu nordique, mieux vaut s’entourer de partenaires qui n’ont pas froid aux yeux.

Grâce à des alliances stratégiques sur des projets d’envergure, le Groupe Ceger est passé à la vitesse supérieure. Rencontre avec Éloïse Harvey, vice-présidente au développement corporatif du Groupe Ceger.

La bâtisseuse du Nord

« J’ai quatre entreprises et quatre enfants, alors mes journées sont bien remplies ! », lâche Éloïse Harvey, vice-présidente au développement corporatif du Groupe Ceger. De fait, ses filiales partagent un solide lien de parenté, même s’il n’est pas évident au premier abord. Les expertises de leurs 1000 employés se complètent pour former une offre intégrée unique dans un secteur ultraspécialisé : les mines, les métaux et l’hydro-électricité en milieu nordique.

Acteur majeur du Plan Nord, la filiale Cegerco a récemment construit deux silos de minerai en béton à la mine de Mont-Wright, et les dalles et bases d’équipements du concentrateur de la mine du Lac Bloom. Du côté de l’ingénierie, la filiale Cegertec a fait un bond en 2012 avec une prise de participation à 50% de l’australien WorleyParsons. Active de longue date auprès d’Hydro-Québec, elle se lance maintenant dans un chantier de plus d’un milliard $ au Labrador pour la minière Alderon.

Le troisième élément du groupe est Mecfor, un fabricant d’équipements lourds pour les environnements rigoureux, qu’il s’agisse de transporter du métal en fusion ou d’entretenir des rails dans des mines.

La dernière entité, Cegerdev, chapeaute les investissements immobiliers du groupe. Elle a notamment acquis le 255 de la rue Racine, le plus grand édifice à bureaux de Chicoutimi.

Deux atouts : la spécialité et la capacité

« La plupart de nos clients sont de grosses multinationales qui sont très exigeantes. Elles nous poussent à leur proposer de nouvelles idées. Notre défi est de leur offrir une excellente qualité en faisant preuve de créativité et d’innovation, tout en respectant les normes de santé et sécurité », témoigne l’entrepreneure qui a rejoint l’entreprise fondée par son père, après des études en génie mécanique et en administration.

Pour devancer la concurrence, le Groupe Ceger compte sur deux atouts stratégiques : sa spécialisation, et sa capacité. « Rares sont les entreprises équipées pour le milieu nordique. De plus, nos projets ont une grande envergure qui nécessite un cautionnement important. »

Cette approche porte ses fruits, puisque la croissance de l’entreprise s’est accélérée depuis cinq ans. « À ce moment, nous avions atteint la maturité suffisante pour créer des coentreprises (joint ventures) capables de soutenir une grande capacité de travail. Cela nous a fait sortir de la région pour décrocher des contrats plus importants », témoigne Éloïse Harvey.

Une banquière dans leurs bottes

« Mon principal défi, c’est de conserver une vision d’ensemble sur nos activités », dit-elle. « Je dois m’obliger à prendre un recul pour définir des objectifs et poser des jalons concrets en tant que groupe. »

« Pour réaliser ces objectifs, nous avons besoin de partenaires qui comprennent nos activités et notre environnement, et qui nous accompagnent de façon personnalisée. C’est particulièrement important dans le cas des services bancaires, comme les marges de crédit pour nos coentreprises, le financement sur immobilisation, et les garanties à l’exportation. »

« L’avantage avec la Banque Nationale, c’est qu’elle nous offre un accès privilégié à ses décideurs sans nous forcer à monter à Toronto. Ils nous connaissent bien depuis 25 ans, et ils embarquent rapidement dans nos projets », témoigne Éloïse Harvey. « Notre banquière à Saguenay, Annie, est capable de se mettre dans nos bottes. Elle comprend nos opérations et sait exactement ce que nous vivons. Elle pense vraiment comme une entrepreneure. »

C’est exactement le type d’attitude qu’il faudrait davantage encourager au Québec, pense-t-elle. « On devrait célébrer plus souvent les réussites des PME afin d’inspirer les jeunes à se lancer. Se mettre en danger, c’est déstabilisant. Mais c’est comme ça qu’on bâtit la réussite. »

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Édité le 15 août 2017

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