Entrepreneurs : Ceci n’est pas une recette!

Entrepreneurs : Ceci n’est pas une recette!
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Comment perdre du poids, comment devenir riche, comment préparer sa retraite, comment faire ceci ou cela et bien sûr comment partir sa propre entreprise, vous avez connu ou connaissez des personnes qui lisent plein de livres dont le titre commence presque invariablement par
« Comment… ».

Fait intéressant, plusieurs des auteurs de ces bouquins sont devenus riches eux-mêmes! Une bonne technique consiste à grouper quelques conseils-clés et à les développer. Un des livres les plus populaires à cet égard est celui de Stephen Covey, publié au début des années 90 sous le titre de « Les 7 habitudes des gens efficaces ».

Vous en trouverez plusieurs aussi sur le sujet de l’entrepreunariat : « Dix précieux conseils pour démarrer son entreprise » de Didier Bert,  « 10 astuces pour créer une entreprise qui marche » de Gauthier Girard, « 12 Ways to start a business » de Janet Attard, « Follow these 10 steps to starting a business » publié par le gouvernement américain, et bien d’autres. À mon humble avis, on ne devient pas entrepreneur à succès en lisant des « recettes ». Saviez-vous que la plupart des entrepreneurs de par le monde le sont devenus parce qu’ils ne voulaient pas travailler pour les autres ou simplement parce qu’ils (ou elles) ne trouvaient pas d’emploi?

Le mythe de l’entrepreneur

La grande majorité s’est lancée dans des entreprises toutes simples liées à la construction, aux services personnels et surtout au commerce de détail. Dans un livre fort intéressant intitulé « The Illusions of Entrepreneurship », l’auteur américain Scott Shane entreprend de déboulonner quelques mythes entourant l’entrepreunariat. Voici quelques-uns de ses constats sur les entrepreneurs nord-américains :

  • L’entrepreneur type travaille plus d’heures et fait moins d’argent qu’un employé de grande entreprise;
  • L’entreprise type opère dans un domaine peu sophistiqué et génère un revenu annuel de moins de 100 000 $;
  • Les personnes qui changent souvent d’emploi, qui sont au chômage ou qui ont un salaire inférieur à la moyenne sont plus susceptibles de se lancer en affaire;
  • L’entrepreneur type n’a pas de plan de croissance et l’entreprise n’a qu’un seul employé;
  • L’Amérique du Nord est beaucoup moins entrepreneuriale que les pays à forte densité de population comme l’Inde, la Chine ou les pays d’Amérique du Sud.

Devenir entrepreneur ou démarrer une entreprise avec succès?

L’intérêt du livre de Scott est de déplacer le débat sur l’entrepreneurship vers une analyse des conditions de succès d’une entreprise. Donc, il ne nous donne pas de recette pour devenir entrepreneur, il identifie les conditions de réussite d’une entreprise. Et c’est ici que l’École d’entrepreneurship de Beauce ou encore le programme d’entrepreneurship de HEC Montréal peuvent faire la différence entre un simple entrepreneur et une personne qui démarre et fait croître son entreprise au-delà des cinq ans fatidiques au-delà desquels la moitié des entreprises ne survivront pas.

Une belle personnalité, un esprit d’initiative, une attitude positive ne sont que les caractéristiques de l’entrepreneur potentiel. Le succès relève plus de la connaissance très poussée d’un domaine, alliée à une maitrise des outils de gestion.

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Édité le 3 novembre 2017

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