Couple et argent: les bienfaits financiers de la vie à deux

Couple et argent: les bienfaits financiers de la vie à deux
Banque Nationale Particuliers, Planifier Particuliers, Planifier

Malgré les petits accrocs, la vie en couple représente une expérience positive pour la majorité des conjoints. Mieux encore, une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) en France a déjà démontré qu’elle accroît l’espérance de vie!

De nombreux Canadiens font d’ailleurs le choix de la vie à deux. Selon les données les plus récentes de Statistique Canada, 15,7 millions de Canadiens de 15 ans et plus vivaient en couple en 2011, contre 11,8 millions de personnes menant seules leur barque.

La vie à deux est non seulement plus agréable, elle est aussi plus rentable. En combinant deux portefeuilles, les tourtereaux économisent gros.

 

On économise en vivant ensemble

Pas besoin d’être comptable pour comprendre qu’en couple, la vie est moins chère. L’un de ses grands avantages est qu’elle permet de faire des économies d’échelle.

Ainsi, même si un couple a souvent besoin d’un logement plus grand, le prix du loyer ou de l’hypothèque demeure, par personne, moins élevé que pour un célibataire vivant seul. Et on ne parle pas d’une petite somme: pour se loger, une personne vivant seule doit débourser 3 600 $ de plus par année qu’une personne en couple sans enfant, selon les données de Statistique Canada (2010).

C’est sans compter toutes les dépenses connexes au logement. Pour un trois ou un quatre et demi, les frais de chauffage sont sensiblement les mêmes. Quant à l’internet et au câble, que vous soyez seul ou à plusieurs, vous n’aurez qu’une facture mensuelle à payer. Par ailleurs, ajouter un conjoint au contrat d’assurance habitation ne change pas grand-chose au montant à payer, d’autant plus que la prime est déjà moins élevée à deux.

Côté transport, un couple économise lorsqu’il ne possède qu’une seule voiture, notamment en ce qui concerne le partage des coûts liés à l’achat, au prêt ou à l’assurance auto.

De plus, même si on peut penser qu’un panier d’épicerie coûte plus cher à deux en raison du nombre de bouches à nourrir, ce n’est pas tout à fait le cas. Par personne, ce panier d’épicerie coûte 20 % plus cher à quelqu’un vivant seul que pour une famille de quatre, selon les données de 2016 du Dispensaire diététique de Montréal. Et si l’on suppose qu’une personne seule aura tendance à sortir au restaurant plus fréquemment en raison de sa vie sociale plus active, cela augmente encore le budget bouffe mensuel du célibataire.

Non seulement les conjoints économisent-ils davantage au quotidien ensemble, mais ils sont également en mesure d’épargner plus. Une personne peut cotiser au REER de son conjoint de fait ou de son époux jusqu’à ce que celui-ci ait atteint le maximum de cotisations auquel il a droit. L’avantage est que celui qui cotise diminue son revenu imposable. Il paiera donc moins d’impôt cette année, même si l’argent est investi dans le compte de son conjoint. De quoi couler de vieux jours heureux ensemble!

 

Les crédits d’impôt, ça se partage

Les couples ne sont pas non plus laissés pour compte du côté fiscal. S’ils ne peuvent profiter du crédit d’impôt provincial pour personne vivant seule, ils ont accès au transfert entre conjoints. Ainsi, si votre époux ou conjoint de fait n’a pas besoin de certains crédits d’impôt pour réduire son impôt à zéro, vous pouvez avoir le droit de transférer une partie ou la totalité de ces montants non réclamés dans votre déclaration afin de réduire votre propre fardeau fiscal.

De plus, si votre conjoint a obtenu un revenu net inférieur à 11 138 $ et que vous avez subvenu à ses besoins à un moment dans l’année, vous avez droit à un crédit fédéral pour conjoint à charge qui correspond à la différence entre son revenu total et 11 138 $. Le gouvernement redonne donc à ces partenaires qui prennent soin l’un de l’autre.

 

Éviter les chicanes de couple avec un compte conjoint

Quand on sait que l’une des principales sources de conflit dans un couple réside dans les questions monétaires, mieux vaut trouver des façons efficaces de gérer ses dépenses et ses revenus au quotidien.

Pour éviter les chicanes de couple à propos de l’argent, l’idéal consiste à centraliser ses revenus et ses dépenses dans un compte conjoint. Il permet aussi d’économiser sur les frais liés à la gestion de plusieurs comptes. Si vous croyez que le compte conjoint est un concept vieux jeu, vous seriez étonné d’apprendre qu’il est aussi en demande qu’auparavant! À la Banque Nationale, c’est environ 15 % de tous les comptes qui sont des conjoints…

Pour faciliter la gestion des dépenses, on peut faire passer dans ce compte toutes les dépenses communes, comme les paiements hypothécaires, les primes d’assurance et l’épicerie.

Certains pourraient décider que chaque membre du couple dépose de l’argent dans le compte au prorata de son salaire, afin d’éviter que le conjoint ayant les revenus les moins élevés ne s’appauvrisse au profit de l’autre.

« Avant tout, l’ouverture d’un compte conjoint repose sur la confiance, rappelle Jean-Simon Goudreau, directeur de produits, Solutions transactionnelles à la Banque Nationale du Canada. Car les deux membres du couple auront le contrôle tant sur l’argent qui s’y trouve que sur les dépenses. »

L’une des meilleures manières de s’assurer de l’harmonie financière du couple est de faire du budget familial. En établissant des paramètres de dépenses clairs, il est plus facile de rester discipliné, surtout à deux.  Si vous pensez qu’il est temps que votre couple prenne ses finances en main, nous vous invitons à consulter ce guide complet.

Considérant tous les avantages de partager sa vie avec quelqu’un, entretenir la flamme devrait être vu comme un bon placement ! Alors, le 14 février, gâtez donc votre couple à sa juste valeur !

 

Pour d’autres astuces et conseils pour mieux gérer vos finances personnelles, inscrivez-vous à l’infolettre Banque Nationale.

 

Édité le 15 août 2017

Sujets reliés