Comment surmonter un biais culturel en recherche d’emploi

Comment surmonter un biais culturel en recherche d’emploi
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La réalité du marché du travail est parfois brutale : les nouveaux arrivants et les gens issus d’un groupe ethnique minoritaire ont souvent du mal à se trouver un emploi. Voici nos conseils pour surmonter les préjugés et dénicher l’emploi de rêve malgré le biais cultuel possible.

Consulter les organismes d’aide

« Beaucoup de personnes passent par le processus d’immigration et d’accueil et elles ont une représentation erronée du marché du travail. Elles croient que les employeurs les attendent à l’aéroport, alors elles sont désillusionnées, frustrées », constate Hubert M. Makwanda, président du cabinet de consultation Concilium Capital Humain et professeur à l’École nationale d’administration publique.

Celui-ci conseille de se tourner vers les organismes d’aide à l’emploi pour les nouveaux arrivants, comme le Club de recherche d’emploi de Montréal Centre-ville. Ces organismes les aident à développer une vision plus réaliste du travail et leur donnent de véritables outils, au-delà des envois massifs de CV. Ces organismes facilitent donc le contact avec le marché du travail.

Réseauter

Le conseil le plus précieux d’Hubert Makwanda est cependant clair : il faut réseauter et éviter à tout prix de s’enfermer dans un « ghetto ». « Tout est toujours une question des relations qu’on garde avec les gens. Même pour les Québécois de souche, ceux qui ne réseautent pas en arrachent. Pour un étranger, c’est encore pire ! » Les soirées de réseautage des associations professionnelles sont fréquentes, et d’autres soirées du genre se trouvent facilement sur les réseaux sociaux comme Facebook et LinkedIn. Tout ce qu’il faut, c’est un sourire, une bonne poignée de main et quelques cartes professionnelles !

Faire du bénévolat

Une autre occasion de se faire connaître dans son domaine professionnel est de s’impliquer bénévolement, que ce soit pour organiser le prochain 5 à 7 d’une association ou encore pour amasser des fonds au profit de l’hôpital où l’on espère être embauché. Les contacts qu’on s’y fait sont souvent précieux, puisqu’ils permettent d’échanger dans un cadre décontracté avec des personnes que l’on ne pourrait parfois pas approcher, tout en ayant l’air généreux et disponible.

Comprendre les caractéristiques d’emploi recherchées

Les différences culturelles peuvent coûter un emploi à un excellent candidat sans qu’il le sache. « Il faut s’adapter aux mœurs d’ici et à ce que les employeurs recherchent, c’est-à-dire souvent des gens déterminés, confiants en eux et proactifs, explique Hubert Makwanda. Par contre, dans la plupart des pays en développement, il faut être passif et éviter l’affirmation de soi, qui est mal vue. »

Apprendre à décrypter les codes culturels est fondamental : un regard franc, une poignée de main ferme et un large sourire sont des gestes qui prennent une importance énorme en Amérique du Nord. C’est le fameux langage non verbal, qui est différent d’une culture à l’autre.

Ne pas accepter n’importe quel emploi

Même si ce conseil peut être extrêmement difficile à appliquer pour les personnes en situation de précarité financière, il faut éviter d’accepter un poste trop loin de ses compétences. Mieux vaut attendre qu’une offre réellement intéressante se présente. Dans toute recherche d’emploi, la patience est de mise !

Édité le 9 février 2018

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