Comment réduire les risques en affaires à l’international

Comment réduire les risques en affaires à l’international
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Vous le savez déjà : être en affaires, c’est accepter une bonne part de risques. Cela est particulièrement vrai à l’international.

Heureusement, il est possible de réduire ces risques.

Quels sont les risques?

Il existe quatre grandes catégories de risques à l’international :

  • Les risques de change
  • L’environnement fiscal et juridique
  • Les réalités culturelles différentes
  • La politique

Ces risques sont présents si l’on vend ou achète un produit à l’étranger, ou même si l’on négocie avec un fournisseur d’un autre pays.

1. Les risques de change

Qu’arriverait-il à votre rentabilité si le dollar américain chutait de 10 % avant que vous n’ayez été payé en dollars américains? Et si c’était la valeur du dollar canadien qui chutait et que vous deviez payer vos fournisseurs en dollars américains ou en euros?

Entre la signature d’une entente, la livraison et le paiement, il peut s’écouler beaucoup de temps. Assez pour que le taux de change applicable vienne chambouler vos prévisions financières, mettant en péril la rentabilité de la transaction ou même la survie de l’entreprise. Ne pas se protéger contre la fluctuation des devises, c’est de la spéculation. Est-ce vraiment votre spécialité, votre force? Pour se protéger, la première étape est de bien comprendre quelle devise sera utilisée pour les échanges. La seconde étape, c’est de consulter un spécialiste auprès de votre institution financière. Celui-ci vous proposera des solutions afin de réduire le risque en fixant dès maintenant le taux de change applicable.

2. L’environnement fiscal et juridique

Chaque pays possède ses propres règles fiscales et juridiques. Ne pas les connaître peut torpiller vos efforts et votre bénéfice. C’est vrai pour l’Asie, l’Afrique et l’Europe, mais ce l’est aussi pour les États-Unis. Ce n’est pas parce qu’on est proche des Américains que tout est semblable au Québec. Au contraire : chaque État possède ses propres règles que vous ne pouvez ignorer, parce que les embûches sont nombreuses.

Il est essentiel d’aller chercher l’aide d’experts, notamment fiscalistes, qui pourront vous éclairer et conseiller de façon précise.

3. Les réalités culturelles

Les sensibilités diffèrent grandement d’un pays à l’autre. Par exemple, ce qui est important de protéger par des règles tarifaires dans un pays peut n’avoir aucune importance dans un autre. L’autre volet où les réalités culturelles ont un impact crucial, c’est dans la façon de mener des affaires et de négocier. Notre approche s’inspire beaucoup du style nord-américain : nous allons droit au but et l’humour peut jouer un rôle pour créer des liens. Ailleurs, ce n’est pas toujours le cas. Dans certains pays, tout échange commercial se fait dans le sérieux et le décorum le plus complet. Dans certains autres, il faut consacrer beaucoup de temps à se connaître avant de passer aux choses sérieuses.

Informez-vous! Lisez sur le pays et la région visés. Consultez des gens qui ont l’expérience du pays. Demandez l’aide d’un agent local qui peut vous aider lors des négociations. Votre banque ou des organismes d’aide à l’exportation peuvent vous guider dans votre recherche de ressources.

4. La politique

Quand on pense à un risque politique, on s’imagine tout de suite une guerre ou une révolution. Ce ne sont pourtant pas les seuls risques politiques. Par exemple, imaginez ce qui arriverait si les États-Unis décidaient d’inclure votre produit dans la liste couverte par le Buy American Act, qui favorise les producteurs locaux? Pour se protéger des risques politiques, il faut une bonne préparation. Il faut s’informer et se garder au courant.

Des outils pour sécuriser les transactions

Tous ces types de risques peuvent influencer et avoir des effets sur la rentabilité de vos activités à l’international. Une fois qu’on a mis en place ce qu’il faut pour limiter ces risques, il faut aussi se faire payer! Différents outils permettent de sécuriser les transactions, de la lettre de crédit à l’encaissement documentaire. Chacun de ces outils a ses avantages et convient à des situations précises.

Consultez votre banquier, il vous aidera à découvrir les meilleurs outils pour votre situation particulière. Il pourra vous offrir certains produits ou vous parler de ceux qui sont mis à votre disposition par des organismes d’aide à l’exportation.

Édité le 13 juillet 2017

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