Comment ne pas rater ses cadeaux de Noël

Comment ne pas rater ses cadeaux de Noël
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Le temps des Fêtes approche, la saison des cadeaux de Noël aussi! On veut tous offrir LE présent idéal à ses proches, ses clients ou ses collègues. Or, pas toujours facile de trouver celui qui atteindra la cible.

Voici notre mode d’emploi sur les écarts à éviter quand on offre ses cadeaux de Noël.

Respecter son budget

Laurence Bareil, la Reine du shopping, est formelle: cadeaux de Noël ou pas, la bonne façon de consommer, c’est celle qui respecte le budget qu’on se fixe. « Un présent, ça devrait faire autant plaisir à recevoir qu’à donner, ce qui n’est pas le cas si on doit se saigner à blanc! » souligne-t-elle.

S’il est important de se fixer un budget et de le respecter, Martine Gingras, auteure du blogue Banlieusardises, convient de la difficulté de la tâche. « Ce l’est d’autant plus qu’il n’existe pas UN, mais bien DES justes prix pour chaque cadeau offert », affirme-t-elle. Entre le conjoint, les enfants, le meilleur ami, l’entraîneur personnel ou encore les clients, ce n’est pas une mince tâche!

C’est pourquoi Julie Blais Comeau, spécialiste certifiée en étiquette des affaires et protocoles internationaux, suggère de dresser une liste de cadeaux de Noël selon l’impact que les individus ont eu sur notre quotidien dans la dernière année. Attention toutefois à tenir compte de la continuité et de la durée de la relation entretenue avec une personne.

« On ne donne pas le même cadeau à celui ou celle qu’on croise tous les jours ainsi qu’à l’autre qu’on croise deux ou trois fois par année, prévient la fondatrice d’etiquettejulie.com. Même chose pour la durée de la relation: il y a une bonne différence entre connaître quelqu’un depuis trois mois… ou trois décennies! »

Une fois ce jeu introspectif complété, vous pourrez diviser le montant total de votre budget en fonction de ces critères. Concrètement, cela signifie d’allouer des montants plus ou moins élevés par personne. Et de vous lancer dans l’achat desdits cadeaux de Noël.

Avoir le « radar » toujours allumé

Pour ne pas se tromper quand elle offre un cadeau de Noël à un proche, Laurence Bareil prend exemple sur sa belle-mère. « Elle est attentive à tout ce qu’on dit! Comme un radar, elle détecte nos besoins et en prend note », illustre la coauteure de la Bible du shopping intelligent (Parfum d’encre).

Selon elle, la clé pour ne pas rater sa cible est d’être attentif 365 jours par année à celui ou celle à qui on offre le cadeau. « C’est plus facile d’avoir 10 bons flashs en 6 mois qu’en 6 semaines ou, pire, qu’en 6 jours! », s’exclame-t-elle. Martine Gingras abonde dans le même sens: « D’ailleurs, le meilleur moment pour économiser, c’est plusieurs mois avant Noël. »

S’y prendre tôt

Une chose est sûre: Noël se déroulera le 25 décembre encore cette année. C’est prévu. Alors, pourquoi attendre à la dernière minute pour acheter ses cadeaux? Que ce soit en visitant une boutique en ligne ou un grand magasin, lorsque Martine Gingras tombe sur ce qui constituerait un bon cadeau de Noël à offrir, elle n’hésite pas et dégaine sa carte de crédit. « Au lieu de remettre cette dépense à plus tard, il ne faut pas hésiter à acheter maintenant, et ce, même si on est au mois de mars », soutient-elle.

C’est d’autant plus vrai avec les délais de livraison qui font partis des aléas que l’on souhaite éviter lors de magasinage en ligne.

Faire ses cadeaux soi-même

Mettre à profit ses talents et sa créativité en fabriquant un cadeau de ses mains permet même de surprendre ceux et celles qui ont tout. « Les gens bien nantis qui donnent l’impression de tout avoir seront souvent plus touchés par une petite attention que par le cadeau qui épate la galerie, analyse Laurence Bareil. Le temps et les efforts investis les toucheront bien plus que le dernier gadget à la mode. »

De toute façon, la personne qui a tout n’a pas le pot de confiture maison que vous avez préparée. Ni le chandail que vous avez tricoté. « C’est ce que j’appelle s’investir au lieu d’investir », lance Martine Gingras, qui désigne le fait à la main comme une des grandes tendances des dernières années.

Personnaliser son intention

Peut-on donner des chèques-cadeaux sans passer pour un lâche qui se débarrasse peu subtilement de l’irritant du magasinage? Oui, assure Laurence Bareil, qui insiste du même coup pour qu’on dédramatise ce geste. « Il suffit de prendre quelques instants pour personnaliser l’emballage, confectionner une belle carte, bref, pour faire ressortir l’intention. »

À ce chapitre, Martine Gingras conseille carrément de mettre à profit ses enfants! « Ils adorent dessiner, alors pourquoi ne pas leur demander de vous faire des cartes inédites? », s’interroge-t-elle. D’ailleurs, sur son blogue Banlieusardises, l’auteure offre plusieurs idées de cadeaux de Noël maison que les enfants peuvent réaliser eux-mêmes.

Autre cadeau compliqué: la bouteille de vin. Il faut impérativement se faire conseiller pour ne pas donner l’impression du cadeau magasiné à la va-vite. « Aussi, il ne faut pas hésiter à sortir des sentiers battus en offrant des spiritueux, des bières, voire des produits connexes à l’alcool, comme des formations de mixologie ou de sommellerie », propose Martine Gingras.

Acheter du bonheur

Si les cadeaux de Noël que vous offrez aboutissent systématiquement au fond de la garde-robe, peut-être devriez-vous opter pour des expériences. Après tout, le bonheur que nous procurent des biens matériels est éphémère comparativement aux expériences que nous vivons, rappelle le Dr Thomas Gilovich, un psychologue de l’Université Cornell qui étudie la question depuis deux décennies.

« Le temps des fêtes, ça sert avant tout à se forger des souvenirs ensemble », rappelle Julie Blais Comeau, pour qui une expérience hors du commun en groupe, comme une sortie en plein air ou un spectacle, accomplit précisément cela. Par exemple, pourquoi ne pas offrir à un passionné de rénovation la chance d’échanger avec un professionnel dans ce domaine? Ou, comme l’a fait Martine Gingras, un carnet de billets de divers services (déneigement, traiteur, etc.) à ses parents vieillissants?

Des initiatives avec lesquelles Laurence Bareil ne pourrait être plus en accord. « En plus, cela n’a même pas à coûter quelque chose, fait-elle valoir, en référence à des séances de bénévolat. La cerise sur le sundae: vous êtes sûr de ne pas voir votre expérience voler la vedette lors d’une éventuelle vente de garage!

En somme, on pourrait tirer de tous ces conseils une grande sagesse: le bon cadeau devrait surtout être vu comme une célébration de l’autre. Aussi, si vous ne pouvez pas accompagner votre présent d’une raison particulière qui justifie de l’offrir à une personne en particulier… ça ne vaut peut-être pas la peine de glisser cet objet sous le sapin!

Édité le 20 novembre 2017

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