8 choses à régler avant de partir une année autour du monde

8 choses à régler avant de partir une année autour du monde
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L’envie vous tenaille depuis des années. Vous repensez à vos années universitaires, aux périples autour du monde que vous auriez tant aimé accomplir. Mais est-il vraiment trop tard pour en faire une réalité? 

Quand vient le temps de réaliser ses idées les plus folles, une bonne préparation fait toute la différence. Voyager autour du monde en famille pendant un an ne fait pas exception à cette règle, et ce, même si on n’est pas riche. Prenez le contrôle de votre destinée !

Louer son chez-soi. Chercher des solutions gratuites pour se loger, comme le house-sitting. Analyser tous les avantages offerts par sa carte de crédit. Ce sont quelques-uns des nombreux éléments auxquels il faut s’attaquer avant de faire sa valise. Voici une liste plus exhaustive et des pistes de réflexion pour faire un plan de match à toute épreuve.

1 – S’entendre avec son employeur

Il est toujours possible de prévoir son voyage sans s’en faire avec son patron, quitte à chercher un nouvel emploi au retour. Mélanie Doyon aurait pu envisager cette option si elle avait été seule dans la vie, mais avec des enfants, elle tenait à avoir son emploi garanti au retour. Dans le manuel des membres du personnel de son employeur, le Collège Boréal en Ontario, on indiquait qu’il était possible de prendre une année sabbatique autofinancée en trois ans.

«Or, aucun employé n’en avait fait la demande et comme j’allais partir avec mon conjoint qui était aussi employé du Collège, ça leur en faisait deux en même temps», raconte Mélanie Doyon qui travaille comme gestionnaire de liaison internationale.

L’employeur a été d’un appui total et s’est organisé pour que ce soit possible. Il avait tout de même trois ans pour le faire… soit bien plus que lors d’un congé parental !

Puis Benoit Clément, le conjoint de Mélanie, s’est fait offrir un poste dans un autre établissement. Il leur a précisé qu’il partait en voyage un an et ce fut accepté sans problème. Parfois, il faut oser demander !

2 – Planifier la scolarité des enfants

Pour retirer ses enfants de l’école pendant un an, mieux vaut s’y prendre d’avance, question de minimiser les impacts.

Mélanie Doyon, qui vit en Ontario avec sa famille, a eu la chance d’avoir beaucoup de soutien de l’école et de ses enfants, qui étaient âgés de 7 et 13 ans. Son plus jeune, Éloi, a pris de l’avance dans la matière alors qu’il était dans une classe de 2e et 3e année. Maintenant de retour, il est dans une classe de 3e et 4e année. Il se rattrape. Le plus vieux, Hugo, était en 8e année et il a suivi un plan avec quelques cours à faire avant, pendant et après le voyage.

«L’école a été formidable aussi parce qu’elle a vraiment reconnu la valeur de ce projet qui a permis aux enfants d’apprendre plein de choses, comme la débrouillardise, l’ouverture d’esprit, les relations humaines, explique Mélanie Doyon. Ils ont aussi beaucoup appris en géographie. Ils nous aidaient toujours à nous orienter sur les cartes. Puis, ils ont fait beaucoup de calcul mental avec les taux de change.»

3 – Mettre des sous de côté

Même si on s’y prend d’avance pour économiser, il faut revoir ses priorités pour qu’un tel projet soit possible. Le programme dont a pu bénéficier Mélanie Doyon versait 75 % de son salaire pendant trois années, puis la quatrième, elle récoltait ce qu’elle a mis de côté. Son conjoint s’est lui-même mis en place un tel programme à l’aide d’un compte épargne à intérêt élevé.

«En passant tous les deux à 75 % de nos salaires, il a fallu adapter notre manière de consommer, indique-t-elle. Par exemple en gardant au plus bas les dépenses inutiles, les sorties et les restaurants. Mais c’est possible. Et nous n’avons pas des moyens financiers extraordinaires. Nous gagnons des salaires honnêtes.»

4 – Louer sa maison

Pour limiter les frais de son voyage, évaluez la possibilité de louer votre propriété. C’est ce qu’a fait Mélanie Doyon.

«Sinon, on n’aurait pas pu y arriver financièrement», précise-t-elle.

Elle a fait affaire avec une firme de gestion de propriétés qui s’est occupée de tout : trouver les locataires, signer le bail, agir en cas de pépin.

«Ce fut vraiment un bon choix, d’autant plus que je n’avais pas à demander à un proche de s’occuper de ma maison. Le montant qu’on recevait chaque mois couvrait toutes les dépenses et lorsque nous sommes revenus, la maison était propre!»

N’oubliez pas de rediriger votre courrier et de vous assurer que tous vos paiements à faire pour la maison et les autres comptes pourront se gérer en ligne.

5 – Se loger à petit prix

Pour en avoir plus pour son argent, ou mieux encore, pouvoir se loger gratuitement, regardez du côté des initiatives d’économie collaborative. La plateforme de location de logements Airbnb est aujourd’hui incontournable. Mais dans plusieurs régions, notamment en Europe, on peut aussi opter pour les maisons à garder (house-sitting) sans dépenser un sou en hébergement. Plusieurs plateformes existent comme Trusted House Sitters, Nomador et HouseCarers.

«Pour que ça fonctionne, il faut une masse critique de gens de différents profils qui adoptent rapidement le service et c’est le cas en Europe où, en plus des 18-40 qui vont naturellement vers les initiatives d’économie collaborative, beaucoup de retraités ont adopté le house-sitting qui leur permet de voyager pendant de longues périodes sans que ce soit dispendieux», constate Fabien Durif, professeur et chercheur spécialisé en économie collaborative à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM.

«Le house-sitting nous a permis de passer plus de quatre mois en Europe, dans plusieurs pays, raconte Mélanie Doyon. Nous avons habité dans 10 résidences différentes, pour des séjours de deux jours à trois semaines.»

6 – Profiter des avantages de la carte de crédit

Assurances pour la location de voiture, les médicaments et les soins de santé : voilà le genre de services qui sont inclus avec certaines cartes de crédit voyage. Assurez-vous de ne pas les payer en double ! Les points accumulés dans un programme de récompense peuvent également vous permettre d’économiser.

«Nous avons eu quelques chambres d’hôtel payées par nos points lorsque nous n’avions pas d’autres possibilités», indique Mélanie Doyon.

7 – Se déplacer au rabais

En Europe, il y a moyen de louer une voiture pour presque rien. Plusieurs initiatives existent, dont LuckyLoc, mentionne Fabien Durif, également cofondateur de l’Observatoire de la consommation responsable.

«Bien des gens veulent louer une voiture pour se rendre à un endroit, sans la ramener au point de départ, mais il y a un supplément à payer, explique-t-il. Pour l’éviter, cette plateforme permet aux gens de ramener une voiture à destination en la louant pour seulement 1 euro.»

Il existe aussi plusieurs plateformes de location d’espaces de stationnement à des particuliers pour quelques heures ou quelques jours, comme ZenPark en Europe et SpotHero aux États-Unis.

8 – Planifier son itinéraire, mais pas trop !

L’année avant leur départ, une carte du monde a été affichée dans la cuisine des Doyon-Clément et chaque membre de la famille avait une couleur de gommette pour identifier des endroits qu’il aimerait visiter. Mais, à part la croisière transpacifique avec un départ à Vancouver et des billets pour le très populaire musée Ghibli, à Tokyo, la petite famille n’avait pas fait de plans précis question de s’ouvrir à toutes les possibilités rencontrées en chemin.

«On a visité plusieurs points marqués sur la carte, mais pas tous et d’autres endroits se sont ajoutés en chemin, explique Mélanie Doyon. On est finalement resté dans l’hémisphère nord, en visitant 24 pays en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Nous n’avons pas visité l’Amérique du Sud, ni l’Afrique, ni l’Australie : ce sera pour un prochain voyage.»

Parce que oui, elle repartirait demain matin !

«Tout est possible ! Le monde nous appartient. Avec un peu de planification, on peut vivre ses rêves.»

Édité le 28 août 2017

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