Des champions révèlent leurs trucs pour atteindre des sommets

Des champions révèlent leurs trucs pour atteindre des sommets
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Qu’on soit un champion dans son domaine, un athlète olympique, ou le président d’une entreprise dans un milieu très concurrentiel, la pression est forte pour performer ! Pour devenir l’un des meilleurs au monde, il faut du talent, bien sûr, mais aussi prendre des moyens pour agir sur différentes facettes de sa vie. Des champions et un préparateur mental ont accepté de partager leurs meilleures stratégies.

Jean-François Ménard, préparateur mental pour des athlètes olympiques, des artistes de cirque et des présidents d’entreprise, fondateur de Kambio Performance, conférencier, formateur

Que puis-je faire pour m’améliorer ?

«Les gens qui performent de façon exceptionnelle, peu importe leur domaine, sont constamment en train de se demander ce qu’ils pourraient faire pour s’améliorer, constate-t-il. Pour apprendre rapidement, il faut lire, écouter des vidéos, apprendre des autres : on ne peut pas seulement se fier sur ses expériences.»

Adopter une bonne attitude… quand ça va mal !

«Avoir une bonne attitude quand tout va bien, c’est facile. La garder quand ça va mal, c’est beaucoup plus difficile ! C’est là que les grands se démarquent. Les grands haïssent perdre et font tout pour gagner. D’où leur discipline et leur persévérance.»

Faire du sport

«Tout dépendant de sa discipline, il n’est pas nécessaire de s’entrainer des heures chaque jour ni d’être capable de courir un marathon. Mais être en bonne forme physique permet d’être plus endurant. De plus, faire de l’exercice oxygène le cerveau et cela aide à analyser l’information, à prendre des décisions et à se concentrer. L’activité physique est également l’antistress numéro un en raison des endorphines sécrétées.»

Prendre des pauses

«Les athlètes olympiques sont généralement assez encadrés pour s’imposer des pauses, mais dans bien d’autres domaines, c’est négligé. Or, c’est essentiel pour refaire le plein d’énergie. Sinon, on devient stressé, moins efficace et on risque de se brûler. Dans son agenda, il faut prévoir des pauses.»

Voir les défis sous un angle positif

«Lorsqu’on se retrouve devant un défi, il faut arrêter de le voir comme une menace, mais comme une occasion de se démarquer. Que ce soit l’arrivée des Jeux olympiques ou la critique d’un patron. Notre perception de la réalité a une grande influence sur notre façon d’agir.»

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Gym chaque jour

«Passer autant d’heures à jouer chaque jour a fini par devenir douloureux, alors j’ai commencé à m’entrainer au gym avec un coach chaque jour. J’ai aussi un suivi avec un physiothérapeute pour mes bras.»

Avoir le bon équipement

«J’ai une chaise ergonomique, spécialement conçue pour le jeu. Aussi, je souffre de sècheresse oculaire, alors j’ai un écran haute performance qui fait toute une différence.»

Développer son leadership

«Jeune, je faisais juste jouer et jouer. Mais, plus récemment, pour devenir meilleure et continuer à me démarquer, j’ai dû travailler à développer mon côté leader, rassembleur et stratégique.»

Avoir un suivi psychologique

«Ma vie est stressante, alors j’ai eu de l’aide d’un psychologue ces dernières années pour apprendre à éliminer mon anxiété et ma négativité. Ce travail m’a aidée pour les tournois, mais aussi pour gérer mon quotidien.»

Un thé vert avant le tournoi

«Avant un tournoi, je m’assure de déjeuner et de ne pas manger de gros repas moins de deux heures avant de jouer pour ne pas avoir de baisse d’énergie. Par contre, une ou deux heures avant de jouer, j’aime boire un thé vert. Ça me réveille !»

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Sortir de sa zone de confort

«Lorsqu’on se rend compte que le plafond est trop bas pour ses aspirations, il faut oser aller là où il sera plus élevé. C’est comme ça que j’ai quitté mon Plessisville natal pour étudier à Québec, puis pour travailler à Montréal, me former en France, travailler à Londres, puis en Australie, à New York et en Californie maintenant, au Manresa qui a trois étoiles Michelin.»

Saisir les occasions

«Quelques mois après m’être installé à Montréal et avoir commencé à travailler à La Chronique, sur Laurier Ouest, le responsable de la carte des vins est parti. Marc De Canck, le chef propriétaire, m’a fait confiance pour prendre la relève. J’avais à peine 20 ans, c’était une méchante marche à monter d’un coup, mais j’étais super bien entouré et j’ai sauté sur l’occasion. J’ai fait la même chose lorsque les gens du programme Master Sommeliers à Londres m’ont contacté un mois avant la tenue de l’examen pour me dire qu’une place s’était libérée pour passer le 4e niveau. J’ai sauté sur l’occasion, même si j’aurais aimé avoir plus de temps pour me préparer.»

Continuer à se former

«Lorsque je travaillais à La Chronique, j’ai suivi des cours de spécialisation à l’ITHQ en analyse des vins du monde. Puis, j’ai poursuivi ma formation pendant trois mois à l’Université du vin, en France. À Londres, j’en ai profité pour suivre le programme de la WSET School sur le commerce du vin. C’était toujours difficile de trouver du temps pour me former parce qu’en restauration, les journées de travail sont longues. Mais ça vaut la peine pour développer ses connaissances et ses contacts.»

Persévérer dans les moments difficiles

«Alors que mon visa de travail était échu à Londres, je suis revenu à Québec rejoindre ma copine. Après avoir eu cette expérience dans l’un des plus grands restaurants, je croyais que je me trouverais un emploi dans mon domaine. Eh bien non ! Je me suis retrouvé à servir des buffets à déjeuner dans le Vieux-Québec. Ça m’a donné toute une leçon d’humilité. Mais ça ne m’a pas arrêté. J’ai tenté ma chance en Californie, sans succès. Finalement, je suis allé en Australie, où le style de vie était génial, mais le niveau n’était pas aussi élevé qu’à Londres. J’ai tout de même réussi à m’inscrire à la compétition du Meilleur sommelier d’Australie et je l’ai gagnée, à peine deux semaines après être arrivé. Cela m’a permis d’aller à Copenhague, au concours du Meilleur jeune sommelier du monde et je l’ai gagné ! Je suis ensuite allé travailler à New York.»

Trouver un équilibre de vie

«Récemment, j’ai eu envie d’un peu plus de calme et d’équilibre dans ma vie. Je suis donc venu travailler à Los Gatos, en Californie. J’ai diminué ma consommation d’alcool et de protéines animales et augmenté ma consommation de légumes et d’eau. Je me sens déjà plus efficace. Avec ma carrière un peu folle, le défi est d’arriver à trouver un équilibre avec ma famille, mes amis, ma copine. C’est important d’y arriver et c’est comme ça aussi je crois que je deviendrai un meilleur sommelier et une meilleure personne.»

Les champions s’entendent donc pour dire qu’il faut toujours travailler à s’améliorer, autant physiquement que mentalement, oser sortir de sa zone de confort, sans oublier de s’accorder des pauses. Parce que tout est toujours une question d’équilibre dans la vie !

Édité le 31 octobre 2017

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