Le budget, version facile

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Tout le monde a un budget —même s’il n’est pas toujours écrit— et tout le monde peine à le respecter. Le truc, pour y parvenir, c’est d’être honnête avec soi-même.

Ne parle pas de budget. Tout ce qu’on imagine en entendant ce mot, c’est Picsou qui lance des éclairs avec ses yeux parce qu’on achète un paquet de gommes au dépanneur.

Même en se forçant, on en arrive toujours au même constat le vendredi à 18 h. Dépenser 6 $ pour une bière avec des amis à la fin d’une longue semaine de travail, c’est un excellent investissement qui rapportera beaucoup de plaisir. Économiser le même 6 $ pour « plus tard », ça ressemble plutôt au film d’horreur Austérité IV. Devine quelle option on choisit.

La réalité, c’est que suivre un budget à la lettre, c’est tout aussi inefficace qu’un régime. L’esprit humain réagit mal aux frustrations, aux privations et, après un moment, il finit par se venger. Et LA fois où tu réussis enfin à accumuler un petit coussin de sécurité, ton auto pète, ton coloc se pousse sans payer le loyer ou un nouveau gadget avec un nom de pomme sort en magasin.

Tu le sais qu’il ne faut pas piger dans tes économies pour ce genre de truc. Et normalement, tu ne l’achèterais même pas, la bébelle techno. Mais comme tu as un peu d’argent, tu te dis que tu peux bien te permettre une petite récompense pour avoir travaillé si fort. Et là, BOOM! C’est la descente aux enfers. OK, on exagère; tu auras juste une fin de mois un peu serrée.

À force d’essais et d’erreurs, on a fini par trouver une formule secrète pour profiter de la vie tout en mettant un peu d’argent de côté. Ce n’est pas parfait, mais c’est simple :

UN DIMANCHE MATIN PLUVIEUX + UN PEU D’HONNÊTETÉ = PROFITS

Première étape : choisis un dimanche matin moche où tu n’es pas trop magané de la veille. Prends une feuille, écris combien tu gagnes chaque mois, puis fais la liste de tes dépenses régulières, comme le loyer, les assurances, ton cell et la bouffe.

Deuxième étape : un peu d’honnêteté. Personne ne regarde par-dessus ton épaule, alors laisse-toi aller. Si tu ne rembourses jamais ton voisin de condo pour le compte Netflix commun, raye cette dépense de la liste. Si tu vas plus souvent au resto qu’à l’épicerie, ajoute un montant pour cette dépense. Tu achètes du pâté gourmet bio à 20 piasses la canne pour ton chat? On ne te juge pas. L’important, c’est juste de comprendre ta consommation — et celle de ton minou.

Troisième étape : profits! Si tu as un salaire raisonnable, que tu ne croules pas sous les dettes et que tu n’as pas le rythme de vie d’une superstar, il devrait te rester un peu d’argent quand tu soustrais tes dépenses à tes revenus. Si ce n’est pas le cas, pose-toi des questions! Peut-être que tu es vraiment mal payé ou que tu vis au-dessus de tes moyens.

Regarde comme il faut l’argent qu’il te reste et demande-toi qu’est-ce qui te semble réaliste d’économiser là-dessus en un mois. Que ce soit 5 $, 40 $ ou 200 $, crée un virement automatique mensuel dans un REER ou un CELI.

Ne sois pas trop extrême. Parfois, tu n’auras pas envie de te faire un lunch avec la vieille carotte, le pot de moutarde et la demi-croûte de pain qu’il te reste dans le frigo. En te gardant du lousse, tu auras de quoi t’offrir des petits plaisirs régulièrement et tu économiseras sans avoir l’impression de te priver.

Le mieux dans tout ça? Ce dimanche matin moche n’a qu’à survenir une seule fois par année. Le reste du temps, tu peux profiter de la vie et te boucher les oreilles en criant « LA LA LA » chaque fois que tu entends le mot « budget ».

Édité le 22 novembre 2017

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