Bourse américaine : prudence et modération à l’horizon?

Bourse américaine : prudence et modération à l’horizon?
Jean Philippe Bernard Investir, Particuliers Investir, Particuliers

L’embellie boursière américaine qui se poursuit est maintenant qualifiée de plus longue séquence haussière dans toute l’histoire de l’indice S&P 500. Cet optimisme débordant est la résultante d’une création d’emploi vigoureuse, de profits toujours en hausse et d’une conjoncture économique somme toute, saine. Or, rappelons-nous que les actions sont des actifs qui anticipent le prochain cycle économique et, dans l’immédiat, notre baromètre boursier semble prévoir une bonne santé économique future. Pour quand un renversement des actions? Il est toujours difficile de prévoir le moment où cela se produira et tenter de le faire vous exposera à un risque de mauvaise synchronisation qui pourrait empirer votre résultat final. Investisseurs : veuillez vous abstenir!

Le S&P 500 :  un gage de bons rendements?

Bien que la performance du S&P 500 ait été éclatante depuis 2009, cet indice a déjà connu sa part de difficultés dans le passé. Afin de l’évaluer, voyons comment son rendement annualisé se compare vs les obligations canadiennes selon différentes séquences :

Indice Séquence
  janv. 2000 –  janv. 2009
 
janv. 2009 – juillet 2018
 
depuis 3 ans (31 juillet 2018)
 
S&P 500 (SPY) -5,25%  15,49%  12,48%
Obligations Canadiennes (XBB) 6,24%  3,84%  0.96%

Source : Morningstar

Quelques remarques:

  • Le rendement annualisé du S&P 500 de janvier 2000 à 2009 a été désastreux : 100 $ investi en 2000 valait 62 $, neuf ans plus tard (-5,25% de rendement annualisé).
  • Récemment, les obligations canadiennes ont eu leur part de difficultés (voir rendement 3 ans). Toutefois, lorsqu’on regarde plus loin, on remarque que 100 $ investi en janvier 2000 valait 164 $, neuf ans plus tard (6,24% de rendement annualisé).
  • Le rendement du S&P 500 est impressionnant depuis 2009.
  • Le rendement des obligations est très faible depuis trois ans.

Diversifiez!

La déception réservée par les obligations depuis 3 ans fait en sorte que beaucoup d’investisseurs en quête de rendement les délaissent au profit des actions qui sont à un sommet historique. Or l’histoire semble nous démontrer que les périodes fastes en rendement réservent des lendemains difficiles aux investisseurs peu méfiants.L’important est de diversifier vos placements. Le niveau élevé des actions devrait être un signal que le degré de risque est peut-être également à un sommet. Dans un tel contexte, s’assurer d’avoir une bonne portion d’obligations dans votre portefeuille permettra de mieux le diversifier  et d’en diminuer de façon importante le risque.

Jean-Philippe Bernard est conseiller à la Financière Banque Nationale. La Financière Banque Nationale est une filiale en propriété exclusive indirecte de la Banque Nationale du Canada. La Banque Nationale du Canada est une société ouverte inscrite à la cote de la Bourse de Toronto (NA:TSX). Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement celles de la Financière Banque Nationale. Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette chronique ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en placement afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risques.

Édité le 10 octobre 2018

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