Des astuces pour briller lors d’une entrevue téléphonique

Des astuces pour briller lors d’une entrevue téléphonique
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Dès l’envoi du CV, on est susceptible d’être appelé par un recruteur nous soumettant sur-le-champ à une entrevue téléphonique. Quelques trucs pour tirer son épingle du jeu lors de ces entretiens impromptus où une poignée de main assurée et un regard pétillant ne sont d’aucun secours.

Une pratique courante

« Avant de rencontrer les candidats, je mène toujours des entrevues téléphoniques. C’est une étape importante de la présélection »,indique Ginette Desforges, associée chez Brio RH.

Ce qu’elle vérifie à ce stade : la disponibilité et les motivations du candidat, son professionnalisme, ses attentes salariales. Sa maîtrise de l’anglais, aussi, si cette compétence est requise pour le poste à combler. « Ça évite à l’employeur comme au candidat de perdre son temps », explique Mme Desforges.

À avoir sous la main

La meilleure façon de gâcher ses chances quand un employeur potentiel nous téléphone? N’avoir qu’un souvenir vague de la description du poste et de l’entreprise qui l’offre.

Pour éviter cette situation gênante, rien de tel qu’un document où on aura consigné :

le titre de chaque poste pour lequel on a postulé;

ses exigences spécifiques;

le nom et les coordonnées de la personne à qui on a adressé l’envoi;

la date d’envoi du dossier;

quelques informations clés au sujet de l’entreprise ou de l’organisme qui recrute.

Mme Desforges recommande de regrouper ces renseignements à l’aide d’un tableur, comme Excel.

Claudie Hugueney, CRHA, conseillère en transition de carrière chez Phénix Conseils, préfère pour sa part les notes sur papier. Elle suggère aussi d’avoir toujours sous la main une copie imprimée de son CV et une liste de ses points forts et accomplissements. L’objectif : trouver facilement l’information dont on a besoin, afin d’éviter les silences et les hésitations.

Un environnement approprié

Le recruteur nous joint pendant qu’on fait l’épicerie ou qu’on s’occupe des enfants? On se montre enthousiaste, on le remercie pour l’appel, mais on reporte la conversation à un moment où on sera plus tranquille pour discuter.

« Le recruteur ne va pas le reprocher au candidat. Il va comprendre qu’une personne en recherche d’emploi ne soit pas toujours disponible pour lui parler », assure Mme Desforges.

L’idéal : un lieu et un moment calmes, afin de minimiser les risques d’être dérangé.

Ce qui ne se voit pas, mais s’entend tout de même

« Je dis toujours que le sourire s’entend », dit Mme Desforges.

Claudie Hugueney est du même avis. Elle conseille même de disposer un miroir de façon à se voir pendant qu’on parle au téléphone. On prend ainsi conscience de ses mimiques, qui ont un effet sur la façon de parler. Idem pour la posture : on se tient donc droit sur sa chaise ou même debout.

Les deux spécialistes s’entendent aussi sur l’importance de se vêtir chaque jour comme si on se rendait au travail. « L’habillement nous aide à nous mettre dans le bon état mental et à projeter une image dynamique, même au téléphone », insiste Claudie Hugueney.

Sympathique, courtois et professionnel

Pendant la discussion, le vouvoiement est de mise. On tâche bien sûr de ne pas interrompre l’autre.

Mme Hugueney estime qu’on peut se permettre un peu de bavardage au début et à la fin de l’entretien pour détendre l’atmosphère. C’est à son avis un bon moyen de tisser un lien avec son interlocuteur, en autant qu’on reste professionnel :« Ce lien peut faire la différence et faire sentir au recruteur que ça a cliqué. »

En terminant, on remercie notre interlocuteur de nous avoir contacté et on réitère notre intérêt pour le poste. Les dernières minutes sont aussi un bon moment pour ajouter un élément qui nous serait venu après coup : « Il ne faut pas être gêné de revenir sur un élément de la conversation ou de compléter une réponse plus tard dans la discussion », souligne Claudie Hugueney. La fin de la conversation est un moment clé pour faire bonne impression, conclut-elle.

Édité le 9 février 2018

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