3 astuces pour maximiser ses revenus et profiter d’une retraite plus confortable

3 astuces pour maximiser ses revenus et profiter d’une retraite plus confortable
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Vous planifiez votre retraite et cherchez la meilleure façon de financer cette étape de votre vie ? Vous serez heureux d’apprendre que certaines stratégies fiscales et administratives permettent de maximiser vos revenus de senior, sans affecter votre qualité de vie.

 1 – Planifier le décaissement de vos REER

Le Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) constitue l’un des meilleurs véhicules fiscaux sur le marché. Il est donc intéressant d’y laisser fructifier son argent le plus longtemps possible, à l’abri de l’impôt, et de n’entamer son décaissement qu’en dernier recours, une fois les placements imposables et les CELI épuisés. Seule contrainte : la loi oblige à convertir un REER en Fonds enregistré épargne-retraite (FERR) à 71 ans maximum et de commencer à retirer cet argent à partir de l’année suivante.

Les retraits du FEER s’ajoutent au calcul du revenu imposable de son propriétaire. « De grosses ponctions peuvent considérablement impacter le montant des impôts à payer ou l’accès à certaines prestations sociales, prévient David Truong, conseiller au Centre d’Expertise de la Banque Nationale Gestion Privée 1859.

Pour éviter cela, il faut mettre en place une stratégie de fractionnement ou de décaissement progressif du FEER qui impactera le moins possible la déclaration fiscale. » Par exemple, une personne célibataire admissible au Supplément de revenu garanti (SRG) a tout intérêt à ne pas effectuer de gros retraits FERR qui augmenteraient son revenu annuel à plus de 17 000$, au risque de perdre cette prestation.

La planification optimale d’un décaissement REER/FERR peut même avancer l’âge auquel son propriétaire pourra prendre sa retraite.

« À 49 ans, ma femme a souhaité reprendre ses études et j’ai accepté d’assumer seul les revenus de notre foyer, explique Michel, 51 ans et ingénieur en efficacité énergétique. Nous avons consulté un planificateur financier pour évaluer l’impact de ce changement sur nos retraites. Il nous a présenté des véhicules financiers dont on ne soupçonnait même pas l’existence, nous permettant de maintenir notre niveau de vie avec un salaire en moins, et surprise : l’âge auquel je pourrai cesser de travailler n’a même pas changé ! »

 2 – Faire jouer votre statut de conjoint

Être en couple permet de déclarer certains revenus de retraite au nom de son partenaire pour optimiser sa facture fiscale. Les taux d’imposition étant progressifs, cette stratégie est plus payante quand les deux conjoints ont des écarts de revenus importants. L’idéal est alors de viser au plus près d’un ratio : 50% au nom de l’un, 50% au nom de l’autre.

La répartition des sommes imposables est notamment possible avec le Régime de pension agréé (RPA), les Fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) et les Fonds de revenu viager (FRV), à hauteur maximale de 50%. Elle se fait annuellement dans la déclaration de revenus.

Au lieu de fractionner une partie des retraits imposables d’un FEER au nom de son conjoint en déclarant ses revenus, il est aussi possible de cotiser directement sur le REER de celui-ci, qui sera alors imposable à 100% sur les retraits effectués, au lieu de seulement 50% dans le premier cas. Cette stratégie appelée « REER de conjoint » permet de payer encore moins d’impôts lorsque le fractionnement des revenus à 50% n’est pas suffisant pour atteindre un équilibre d’imposition.

La rente de la Régie des Rentes (RRQ) peut aussi être divisée entre les conjoints qui y sont admissibles, à hauteur du nombre d’années de vie commune et jusqu’à un maximum de 50%. Il s’agit cette fois d’un fractionnement concret : les sommes ne sont pas uniquement déclarées au nom du conjoint, mais carrément versées sur son compte. Cette démarche doit être réclamée auprès d’un administrateur de la RRQ et les rentes seront ajustées entre les partenaires selon leur situation.

 3 – Reporter vos pensions gouvernementales pour les bonifier

Le report des rentes de retraite gouvernementales, la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) et la Régie des rentes (RRQ), permet de les bonifier. Théoriquement versées aux retraités à partir de 65 ans, elles augmentent de 36% pour la PSV et de 42% pour la RRQ si on ne les réclame qu’à 70 ans, âge maximum autorisé.

Cette astuce implique que le retraité puise dans ses épargnes pour se passer de ces aides, mais lui permet d’avoir un revenu viager plus élevé au final, surtout s’il n’a pas de RPA à prestations déterminées. « Si on a suffisamment d’argent de côté, on a tout intérêt à patienter cinq ans pour au final recevoir plus, dit David Truong. Mais si on a besoin d’argent, il est préférable de demander ces prestations le plus tôt possible. »

Qu’on prépare sa retraite ou que l’on en profite déjà, de multiples astuces permettent d’optimiser son plan de financement. Que cet article vous ait permis de découvrir celles qui s’appliquent à votre situation ou pas, n’hésitez pas à en parler à votre planificateur financier qui saura vous guider dans les démarches pour les mettre en place et vous éclairer sur les options que vous aurez peut-être omises.

Édité le 16 janvier 2018

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