5 gestes dangereux pour votre emploi


5 gestes dangereux pour votre emploi
Banque Nationale Particuliers, Travailler Particuliers, Travailler

Il y a des comportements qu’on pense inoffensifs dans la vie de tous les jours, mais qui, transposés en milieu de travail, peuvent mettre en péril notre emploi ! Voici cinq gestes dangereux pour votre emploi.

Mal gérer son temps

Multiplier les retards, s’embrouiller dans les rendez-vous et les échéances… Anodines dans la vie personnelle, ces défaillances peuvent menacer notre emploi. C’est du moins l’avis de Marie Colalillo, conseillère en ressources humaines agréée :

« Si elle nuit à l’équipe de travail, une mauvaise gestion du temps peut mener au congédiement. »

Son conseil : si une épreuve personnelle cause une désorganisation passagère, mieux vaut en aviser ses pairs et son superviseur. On a ainsi plus de chances de susciter la compassion plutôt que l’agacement.

Manquer d’empathie

Certains collègues et superviseurs restent cependant de marbre devant les difficultés de leur entourage. Or, un manque chronique d’empathie peut lui aussi motiver un renvoi.

La conseillère d’orientation organisationnelle Diane Fellice donne l’exemple d’un gestionnaire auprès de qui elle a déjà eu à intervenir : « C’était un ingénieur très compétent sur le plan technique, ce qui lui avait valu un poste de direction. Mais il était incapable de se mettre dans la peau des employés qui n’accomplissaient pas leurs tâches parfaitement. Chaque trait humain devenait pour lui un défaut. Cette attitude est toxique pour le climat de travail. »

Plus qu’un simple cliché d’entrevue, le perfectionnisme est donc un véritable défaut. Du moins lorsqu’il nuit aux rapports humains.

Travailler avec un coach professionnel peut aider ces travailleurs trop exigeants à développer leur empathie, estime Diane Fellice.

Incapable de mettre de l’eau dans votre vin ? L’organisation pourrait décider de se passer de vos services.

Laisser libre cours à ses émotions

Se montrer humain au travail est essentiel, mais un certain contrôle sur ses émotions reste de mise. Éclater en sanglots ou piquer des colères à tout propos risque en effet de faire de vous la bête noire de vos collègues et de votre superviseur.

« Souvent, dans ce genre de situation, on ne donnera pas à l’employé le vrai motif de son congédiement », indique Marie Colalillo.

La consultante en ressources humaines suggère à ceux qui enchaînent les renvois de s’interroger sur les traits de leur personnalité qui pourraient être en cause.

« Consulter un spécialiste, dans le cadre d’un programme d’aide aux employés par exemple, est une bonne façon d’apprendre à mieux gérer ses émotions. »

Jouer les divas

Prendre toute la place en réunion, exiger que l’équipe s’adapte à nos contraintes d’horaire, s’attribuer toutes les réussites, mais ne donner aucune reconnaissance à ses collègues : ces comportements narcissiques ne sont agréables pour personne.

« Être très centré sur soi sans penser à l’impact de ses gestes sur l’autre est un dérailleur potentiel », estime Diane Fellice.

Si la famille d’une telle diva peut tolérer son attitude, l’équipe de travail risque quant à elle de s’en lasser.

Refuser tout blâme

Se croire infaillible, refuser toute part de responsabilité dans les problèmes et se trouver sans cesse des excuses sont d’autres comportements qui peuvent rendre une personne indésirable aux yeux de ses collègues et de ses supérieurs.

« Pour les gens qui ont une anxiété de performance, il est difficile d’accepter de faire des erreurs, explique Diane Fellice. Ils ont tendance à rejeter la critique parce qu’ils ont l’impression de risquer leur carrière à la moindre erreur. Mais c’est dans leur tête ! »

On se reconnaît dans ce portrait ? Apprendre à relativiser sera bénéfique pour nous comme pour notre équipe de travail, assure la conseillère d’orientation.

Marie Colalillo tient tout de même à nous rassurer : on ne remercie pas un employé dès l’apparition d’un comportement indésirable. « On y va toujours progressivement. Avant de renvoyer quelqu’un, le supérieur donne des avertissements, puis on organise des rencontres pour travailler sur le problème. Comme employé, il faut être attentif aux signaux d’alarme et travailler sur soi. »

Édité le 9 février 2018

Sujets reliés